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Un Singapour sling à Singapour? À méditer.

Comme mieux vaut tard que jamais, je vous présente les photos les plus marquantes de mon voyage de trois jours à Singapour, en mars 2016.

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Le cocktail qui m’a coûté le plus cher : un Singapour Sling à l’aéroport de Singapour (ma petite folie!). Le prix : 23 $ CA… chacun. On le déguste…

Au zoo de Singapour

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Mon amie aux yeux implorants

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Se chercher des poux est sans doute le meilleur passe-temps…

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Maman et bébé girafe se promènent tout près de nous.

Au centre de la ville

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Vue de notre chambre du 21e étage au Pan Pacific Singapore, directement au centre-ville. Bon rapport qualité/prix.

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Le dimanche soir, 21 heures, le concessionnaire Lamborghini est encore ouvert. Il n’y a pas de jour ou d’heure où on ne magasine pas dans cette ville opulente.

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Chez Yayo, restaurant japonais, on commande sur l’écran et on est servi en un rien de temps. Quel délice!

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Chambre superbe, séparée de la salle de bain par une porte vitrée (au fond) de la salle de bain. P.S. Pour un peu d’intimité, j’ai bien aimé la porte pleine qu’on peut activer, au besoin. Le service y est aussi impeccable.

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Le soir, Singapour s’illumine de partout, pour notre émerveillement.

Au Jurong Bird Park

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On y est surtout très bien accueilli. Hello… hello… hello…

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On ne pouvait passer à côté de ce resto sans sourire. Notre perroquet gris d’Afrique nous manquait beaucoup dans ce paradis des oiseaux. Il aurait bien aimé manger un burger, ce cher Bongo…

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Une compétition sportive entre aras

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Des oiseaux de tout acabit ont participé à ce spectacle haut en couleurs.

Au Gardens By The Bay

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Au coucher du soleil, les arbres de métal géants déploient leurs branches. Le spectacle va commencer bientôt.

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Quelques minutes plus tard, on assiste au plus beau spectacle artificiel de son et lumière qui soit!

En promenade à pied

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Quelle fierté de pouvoir marcher sur la piste de course automobile de Formule 1!

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Gardens By The Bay vus de l’autre côté de la rive.

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La Marina Bay ne manque pas de charme.

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L’hôtel le plus photographié de Singapour : Marina Bay Sands, qui compte 2 560 chambres dans ses trois gratte-ciel de 55 étages. Ce qui ressemble à un bateau sur les toits contient la piscine à débordement la plus longue au monde. Cet hôtel a été construit au coût de 5,5 milliards de dollars.

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Sous le Marina Bay Sands, on retrouve plusieurs planchers de magasins. On peut même y patiner et se promener en gondole sur l’eau! L’extravagance peut mener loin…

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Manger à faible coût est possible à Singapour. Recherchez l’enseigne TimHoWan. Ce restaurant, présent dans plusieurs grandes villes asiatiques, possède même une étoile Michelin. Le principe de commande et de service est simple et la nourriture, digne de grands chefs.

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On doit se promener au National Orchid Garden. C’est paisible, ça ne coûte rien et on y voit que du beau!

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Type d’orchidée faisant partie des jardins

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Dans les rues, on pourrait manger par terre tellement la propreté règne. Partout, la végétation abonde entre les hauts édifices. Plusieurs intersections nécessitent qu’on les traverse sous terre. Ainsi, le risque d’accidents s’en trouve diminué.

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Singapour dans toute sa splendeur

J’espère que ce tour d’horizon de Singapour vous a plu. Je terminerais avec ce constat : même si cette ville est l’endroit où le coût de la vie est le plus cher au monde, il y a moyen de limiter les coûts. Par exemple, dans les centres d’achats souterrains, préférez les étages inférieurs (c’est là où la classe moyenne fait ses achats). Aussi, on peut se promener en autobus sans souci. Il est facile de s’y retrouver.

On y va pour :

  • sa végétation luxuriante, ce qui nous donne l’impression que même parmi la foule, on respire
  • sa propreté et sa sécurité (très faible taux de criminalité)
  • sa population souriante et sympathique
  • sa beauté, sa richesse et ses nombreux attraits touristiques naturels.

On l’évite si :

  • on a l’intention de mâcher de la gomme ou, encore pire, on la jette par terre : on peut aller en prison. Imaginez pour un délit plus grave!
  • on recherche une destination bon marché.

Surtout, n’allez pas à l’hôtel Raffles pour consommer votre Singapour Sling (là où le cocktail a été inventé en 1915) : il est certainement plus cher que ce que j’ai payé à l’aéroport!

Hong Kong : ma porte sur l’Asie

091Pour moi, l’Asie, c’était une première. Mon vol vers Hong Kong, avec un arrêt à Pékin, était long, mais moins pénible que ce à quoi je m’attendais. Air China avait une heure de retard. Le service était bon, mais sans plus. Au prix qu’on avait payé, on s’y attendait. Ils ont surtout du chemin à faire pour égaler la qualité de nourriture qu’on nous sert à bord des vols de compagnies aériennes canadiennes ou américaines. (Qui a dit que les repas étaient horribles à bord d’un avion?) Malgré tout, me sentir dépaysée au premier coup d’œil après l’embarquement, j’ai bien aimé. Les films présentés à bord étaient presque tous en chinois, quelques-uns sous-titrés en anglais. Oublions les films américains à effets spéciaux! La censure se sent. Même dans la romance.

Hong Kong était dans la brume la première journée de notre arrivée. J’ai pensé : la pollution est-elle en cause? On dit que oui, mais cette mégapole chinoise est moins polluée que Pékin ou Shanghaï. Tout de même. Je fus surprise de ne pas suffoquer. Faut croire qu’on s’habitue à tout. Par contre, un habitant sur cinq environ porte un masque sur le nez pour se prémunir de je ne sais quel microbe.

222Ce qui frappe

Douze heures de décalage horaire d’avec Montréal. Ce n’est pas rien. Le dépaysement passe aussi par l’heure. Par les multitudes de chantiers de construction en constante opération. Par la qualité, le confort, la sécurité, l’efficacité et le coût abordable des métros. Par le nombre de personnes dans les rues. Par ses tramways multicolores. Par certaines toilettes publiques pour dames sans cuvette (eh oui, il n’y a qu’un trou au plancher!). Par ses édifices aussi hauts que le ciel. Par la livraison de sable qui sert à créer de nouvelles terres habitables en plein centre-ville. Par l’érection de mini abris pour typhons. Et surtout, surtout, par les files d’attente de jeunes femmes à l’extérieur des boutiques de très grand luxe (je me demande bien d’ailleurs comment quelqu’un de 25 ans peut se payer une sacoche à 2 000 $ quand son minuscule logement de 500 pieds carrés lui coûte 2 000 $ en dollars US de loyer par mois!).

263Hong Kong se transforme, s’agrandit, se renouvelle. Tout le monde s’active dans cette ville; la fainéantise n’existe pas. Les gens sont plus sympathiques ici qu’à Pékin, héritage de la domination britannique de 150 ans qui s’est terminée en 1997. Depuis que Margaret Thatcher a cédé Hong Kong à la Chine, beaucoup de Hongkongais ont déménagé au Canada et aux États-Unis, de peur de voir leurs privilèges de capitalisme anéantis quand le socialisme reprendra le contrôle 50 ans plus tard.

178En banlieue de Hong Kong s’élancent plages, cimetières et montagnes. On peut y monter par le typique funiculaire Peek Tram, pour une vue spectaculaire. La ville compte 8 000 gratte-ciel, soit deux fois plus que la ville de New York. Sur 37 millions d’habitants, il n’y a que 27 000 agents de police. Pourtant, partout où l’on est allés, on s’est toujours sentis en sécurité. J’imagine que quand tout le monde travaille, la violence est moins présente.

La cuisine cantonaise est leur spécialité, mais la cuisine internationale y est aussi délicieuse. La longévité des Hongkongais est la plus élevée au monde, avec une moyenne d’âge au décès de 82,2 ans. Le mandarin est la langue officielle de Hong Kong, mais à part 谢谢 (prononcé tché-tché, pour « merci »), je n’ai rien appris d’autre. Dommage, car mon goût pour l’étudier s’est encore accru, bien que j’aie appris que la langue chinoise contenait 47 000 caractères différents! De quoi étudier toute une vie…

Mes recommandations sur Hong Kong

154Pour manger des dumplings et des Dim-Sum de qualité, c’est chez Tim Ho Wan qu’il faut aller. La nourriture est tout simplement d-i-v-i-n-e et le resto a une étoile Michelin à son palmarès. Et le prix? À deux, on s’en sort en bas de 30 $ US! C’est une expérience en soi, puisque beaucoup de jeunes Hongkongais en font leur lieu de rencontre et il y a peu de touristes. On attend environ 45 minutes en file, à toute heure du jour, puisqu’ils ne prennent aucune réservation. L’ambiance est plus style cafétéria que salon et il ne faut pas avoir peur de la proximité. On commande sur papier et on est servi en un rien de temps. Ah oui! Ne le cherchez pas trop longtemps avec l’adresse, il est situé sur un étage inférieur, dans le métro!

109Autre attrait : le Sky100, situé dans un édifice haut de 100 étages (un des plus hauts au monde) sur l’île de Kowloon, avec vue à 360 degrés sur les îles de Hong Kong. En temps de brouillard, c’est moins intéressant, mais la vue est imprenable. De plus, on peut manger l’équivalent d’un léger goûter  : un peu cher, mais excellent. Si vous avez soif, je vous suggère leurs frappés aux fruits : ils sont « délicionnets »! Pour une pause photo, allez-y de votre plus beau sourire devant les panneaux où vous pouvez faire un souhait afin qu’il se réalise. Les Chinois sont très superstitieux…

Petit conseil : si vous allez au Sky100 avec l’autobus Hop on Hop off, informez-vous à quelle heure l’autobus repasse, et ne le manquez pas, faute de quoi vous attendrez longtemps dans le stationnement souterrain grisonnant.

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Me voici attablée en haut de Sky100. Disons que j’étais attablée, oui, mais l’image des serveurs n’a qu’une dimension… et que les assiettes étaient encastrées dans la table! Ces Chinois ont quand même un très bon sens de l’humour.

Se promener en Sampan, sorte de petite barque délabrée, fait aussi partie de mes coups de coeur. Se laisser flotter parmi les petits bateaux de pêcheurs sur la mer de Chine, à Aberdeen, où fourmille une vie fossile sur des fonds de modernité, c’est confondant. Des habitants, faute d’argent pour se payer un loyer dans une de ces immenses tours aussi pareilles les unes que les autres, doivent vivre sur leur chaloupe qui prend l’eau. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller dîner aux restaurants flottants, mais paraît-il qu’ils servent d’excellents fruits de mer et poissons.

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Restaurants flottants d’Aberdeen en mer de Chine

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La désuétude et le modernisme se côtoient allègrement.

J’espère que ce survol de Hong Kong vous donnera l’envie d’y aller à votre tour, que j’ai su faire de cet article tout sauf un casse-tête chinois…

Prochain billet, rejoignez-moi à Macau.

 

 

 

 

 

 

Londres en sept jours – Jours 5 à 7

Lire Londres en sept jours – Jours 1 et 2

Londres en sept jours – Jours 3 et 4

Avec l’attentat de la semaine dernière, je compatis avec les Londoniens et tous les touristes qui étaient présents lors de ce triste événement. Néanmoins, Londres n’a pas fini de faire parler d’elle, avec enthousiasme cette fois. Ceux qui me connaissent peuvent en témoigner : il n’y a pas un an, je ne voulais pas y mettre les pieds, croyant à tort que la grisaille du temps affecterait mon moral. Or, j’ai confronté ma peur et y suis débarquée pour sept jours en juillet 2016, où la pluie a été… « presque » absente. Je m’autorise donc à terminer ma trilogie de billets sur Londres, parce que le bonheur l’emporte toujours sur le malheur.

Jour 5

Nous visitons aujourd’hui le château Leeds, le village de Canterbury et les falaises de Douvres.

Le petit château de Leeds, érigé en 1120, s’étale, tel un joyau paisible au milieu de jardins et de rivières. Il fut la résidence royale du roi Édouard en 1278. Plusieurs figures médiévales y ont aussi habité, et par la suite, Catherine d’Aragon, mère d’Élizabeth I. Ce palais romantique est ouvert au public depuis qu’une descendante, Lady Olive Baillie, l’ayant acheté, avait fait promettre qu’à sa mort, en 1974, on le remette au gouvernement anglais pour qu’il en fasse un lieu touristique et historique. Des mariages s’y célèbrent chaque année. L’endroit est à couper le souffle. C’est comme si l’on voyait ses fantômes nous projeter dans le temps qui s’était arrêté. C’est là où j’ai vu des Cygnes noirs pour la première fois.

Les jardins sont minutieusement entretenus.

On sent la tranquillité des lieux.

Canterbury, située dans le Kent, est une ville au sud-est de l’Angleterre, coquette à souhait, et l’une des villes les plus visitées du Royaume-Uni. On comprend facilement pourquoi. Sa cathédrale, siège de l’église anglicane, fait sa renommée. L’assassinat de l’archevêque Thomas Becket y est aussi pour quelque chose. Le roi Henri II était son ennemi et ses partisans lui ont coupé la tête. En 1173, Becket a été canonisé et déclaré martyr. Il a été enterré sous la cathédrale et depuis, des milliers de miracles se produisent près de son tombeau.

Aujourd’hui, on prie autour de cette chandelle significative, à l’endroit même où Thomas Becket est enterré.

 

On trouve plusieurs petites boutiques de vêtements et d’artisanat sur les rues de la ville, des restaurants aussi. J’aurais bien aimé y passer  quelques heures de plus.

Vue de côté de la cathédrale Canterbury

Derrière la cour de la cathédrale, on y trouve de superbes maisons anciennes où habitait autrefois le clergé.

Une des nombreuses voûtes intérieures

Que dire maintenant des Dover Cliffs (falaises de Douvres), ces falaises blanches escarpées à 400 pieds au-dessus de la mer où des centaines de militaires américains sont morts au combat durant la Deuxième Guerre mondiale? Voyez par vous-même…

Au moment de notre passage, le brouillard était tellement dense qu’on ne voyait pas plus loin que le nez du voisin. Pour la photo, on repassera.

Me voici au milieu du vent et du brouillard. (On est censés voir la mer du Nord et la Manche, et de l’autre côté, le pas de Calais, en France.) Ça fait partie de l’aventure d’un voyage à Londres!

Un monument trône devant les falaises : le nom de tous ceux qui ont péri à cet endroit à bord de leurs avions de combat.

Jour 6

Début de journée sous le signe du recueillement. Voici l’histoire. La veille, mon conjoint et moi avions choisi deux restaurants pour notre souper : un à l’est et l’autre à l’ouest de notre hôtel à pied. Nous avons opté pour l’italien à l’est. Au retour du restaurant, vers 22 heures, nous avons vu plusieurs auto-patrouilles qui roulaient à vive allure sur le boulevard. J’ai pensé : « C’est grave. » À notre arrivée à l’hôtel, environ 30 minutes plus tard, on a regardé les nouvelles londoniennes. Un attentat avait été perpétré par un tueur fou tout près du restaurant situé à l’ouest de notre hôtel. Le restaurant italien nous avait peut-être sauvés! Une touriste est morte près du parc, et plusieurs autres individus ont été blessés.

Nous avons été sur les lieux de l’attentat, où des gens déposaient des fleurs. Triste dénouement pour plusieurs.

Une équipe de journalistes et de caméramans étaient sur les lieux pour commenter l’attentat.

 

Nous avons discuté longuement avec ce témoin londonien sur les circonstances du tragique événement. Le tueur a été capturé.

Trêve de malheur, se promener à Londres est très agréable. Traîner un petit parapluie avec soi est toujours pratique, mais il n’y pleut pas tout le temps. En fait, Paris surpasse Londres en nombre de millimètres de pluie reçus chaque année. Le temps est souvent gris, alors on en profite quand le soleil sort de sa cachette.

Le pont-levis de Londres (Tower Bridge)

Pour le voir de près, ce fameux pont, mieux vaut y aller en autobus à toit ouvrant qui l’emprunte pour traverser la Tamise.

Derrière le pont-levis, on peut visiter la tour de Londres (Tower of London) et en connaître plus sur les batailles qui ont marqué cette ville. La tour et ses forteresses ont été construites autour de 1067.

À l’intérieur des murailles de la tour de Londres, on assiste à un rituel de marche militaire. Les sourires ne sont pas à l’honneur.

En se promenant à pied à Londres, on y découvre de petites merveilles.

Jour 7

Londres compte 8,6 millions de personnes sur un total de 60 millions en Angleterre. Les Londoniens habitent dans 39 quartiers et on s’y déplace à pied, en métro, en train ou en autobus. Le métro est quand même cher quand la distance se marche. Autrement, on prend des billets de Hop-on Hop-off et c’est la meilleure façon de visiter les quartiers.

Certains parcs sont à voir : Regent, Hyde Park,  Kensington Gardens et le Green Park (derrière le Palais de Buckingham).

Le dernier jour, nous avons donc déambulé dans certains quartiers et nous sommes arrêtés au Royal Albert Hall. C’est notre Place des Arts en version anglaise et avec un siècle de plus. La visite de la salle de spectacles circulaire vaut le détour. On en apprend sur les artistes qui y ont fait leurs prestations. On voit la loge privée d’Élizabeth II et certaines coulisses.

La salle de concert Royal Albert Hall

La statue Albert Memorial recouverte d’or a été érigée en face du Royal Albert Hall en l’honneur du prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, membre de la famille royale britannique.

Me voilà la vedette au Royal Albert Hall!

La palais de Kensington est situé sur le bord du parc Kensington Gardens. C’est là où le duc et la duchesse de Cambridge habitent (prince William et Catherine Middleton).

Dans la cour du palais royal

 

Le palais de Kensington donne sur une rue tranquille qu’on a cru bon emprunter pour se rendre sur Kensington Road. Attention, les photographies sont interdites! Le consulat d’Irak y est, avec des gardes postés devant, mitraillettes à la main. Je me suis demandé qui oserait pénétrer sur cette rue, où un garde armé attend les conducteurs et où chaque passant est considéré comme un agresseur potentiel.

Vraie statue, vous croyez?

Ainsi se termine mon dernier article sur Londres (dernier? Non, sûrement pas, puisque j’y retourne l’été prochain!).

 

Londres en sept jours – Jours 1 et 2

Si Dieu a créé le monde en sept jours, la ville de Londres, elle, traite d’innocent le monde qui croit qu’on peut la visiter en sept jours. Je fais partie des innocents. Cette ville est si grande et a tant d’attraits à explorer que même les Anglais n’en sont jamais saturés.

Jour 1

Premier petit-déjeuner en terre anglaise. Après avoir déposé nos valises à l'hôtel, on s'est retrouvés à ce resto turc Café Istanbul Bistro. Ça ne commençait pas bien. Le service était exécrable (on a attendu 1 h 30 avant de manger) et la nourriture était infecte (même le pain brun goûtait le rassis). Même si TripAdvisor donnait une excellente cote au resto, ne vous y fiez pas trop, c'est ma pire expérience culinaire de tout le voyage!

Premier petit-déjeuner en terre anglaise. Après avoir déposé nos valises à l’hôtel Mélia White House, on s’est retrouvés à ce resto turc Café Istanbul Bistro. Ça ne commençait pas bien. Le service était exécrable (on a attendu 1 h 30 avant de manger) et la nourriture était infecte (même le pain brun goûtait le rassis). Si TripAdvisor donnait une excellente note au resto, ne vous y fiez pas trop, c’est ma pire expérience culinaire de tout le voyage!

Après ce petit-déjeuner mémorable, nous avons fait fi de notre fatigue et avons bravé la pluie intermittente en nous promenant dans le Regent’s Park, près de notre hôtel. Des jardins fabuleux, des étendues d’eau et de nombreux oiseaux font de ce parc une oasis de paix, nous faisant oublier le tumulte de Londres.

Pour les amants de la nature et des oiseaux, Regent's Park, c'est le paradis!

Pour les amants de la nature et des oiseaux, Regent’s Park, c’est le paradis! Ne vous y trompez pas, les tas noirs à droite de la photo n’en sont pas, même si on en retrouve en grande quantité sur le terrain, cadeaux des outardes. Ce sont des canards au repos.

Les arbres anglais ont parfois une bien drôle de nature… on dirait un sapin « désépiné »!

Cette photo résume à elle seule la ville : taxi typiquement londonien, gerbes de fleurs accrochées aux fenêtres et collègues de travail fêtant leur début de week-end en prenant un verre au bar du coin.

Cette photo résume à elle seule la ville : taxi typiquement londonien, gerbes de fleurs accrochées aux fenêtres et collègues de travail fêtant leur début de week-end en prenant un verre au pub du coin.

Chaque couleur de taxi représente une compagnie particulière. Je me demande bien à quelle compagnie ces trois taxis appartiennent...

Chaque couleur de taxi représente une compagnie particulière. Je me demande bien à quelle compagnie ces trois taxis appartiennent…

Jour 2

On se rappelle qu'Harry Potter a vécu à Londres quand on voit qu'il est impossible d'acheter des billets avant UN AN pour la comédie musicale qui commence aujourd'hui même. Le lancement du nouveau roman portant le même nom vient justement de faire fureur dans la capitale : les librairies étaient restées ouvertes bien passé 21 heures afin de vendre ce fameux livre tant attendu.

On se rappelle qu’Harry Potter a vécu à Londres quand on voit qu’il est impossible d’acheter des billets avant UN AN pour la comédie musicale qui commence aujourd’hui même. On a aussi lancé le nouveau roman portant le même nom : les librairies sont restées ouvertes jusque tard dans la nuit afin de vendre ce fameux livre que tous les admirateurs attendaient.

Mimique plutôt réussie de la part de mon conjoint. Ce bonhomme en cire fait partie du musée « Believe It or Not! » au centre du quartier Piccadilly Circus.

À Londres, les cônes oranges servent aussi d'instrument de musique!

À Londres, les cônes orange servent aussi d’instrument de musique!

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Le palais de Buckingham, résidence principale de la Reine Elizabeth II. La visiter est intéressant et ne prend qu’environ deux heures. On peut voir les robes et costumes de la reine à différentes époques, ainsi que visiter, en août et septembre, les appartements qu’elle occupe dans ses fonctions (state rooms), ce que nous avons fait. Pas le droit de prendre des photos de l’intérieur, évidemment.

Sur les remparts de pierre contournant le palais, on peut remarquer les pics décourageant les intrus à infiltrer son enceinte.

Sur les remparts contournant le palais, on peut remarquer les pics décourageant les intrus à infiltrer son enceinte.

Communément appelée le Big Ben, cette énorme horloge est annexée au parlement de Londres. On remarque aussi des policiers chargés de surveiller les lieux touristiques. Pourquoi l'un porte-t-il un chapeau haut-de-forme et l'autre pas? Cela fait partie des mystères non résolus...

Communément appelée le Big Ben, cette énorme horloge est annexée au parlement de Londres. On remarque aussi des policiers chargés de surveiller les lieux touristiques. Pourquoi l’un porte-t-il un chapeau haut de forme et l’autre pas? Cela fait partie des mystères non résolus…

Les calèches se font plutôt rares à Londres. Celle-ci faisait sans doute partie de la collection royale.

Les calèches se font plutôt rares à Londres. Celle-ci faisait sans doute partie de la collection royale.

L’abbaye de Westminster, là où les rois et reines sont encore couronnés et où on y célèbre les funérailles des monarques. Certains y sont même enterrés.

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En face du palais de Buckingham passait le tour cycliste de Londres. Celui-ci dure deux jours et est organisé chaque année depuis que l’avait décidé Boris Johnson, ex-maire de Londres, un fervent de cyclisme. Plus de 80 000 cyclistes (familles et professionnels) y participent.

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Devant le palais, on retrouve une statue de la reine Victoria. Paraît-il qu’elle était aussi rigide que son sourire, absent. Cette statue fut inaugurée en 1911 par George V, voyant sûrement une ressemblance entre le caractère grisâtre de sa grand-mère et la grisaille du temps londonien.

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La rue piétonnière de Shaftsbury Avenue dans le quartier des théâtres et restaurants du centre de la ville. C’est là qu’on a acheté nos billets de dernière minute pour The Lion King. Le théâtre Lyceum, où on a assisté au spectacle haut en couleur, a été inauguré en 1834. Inutile de dire qu’on se croyait tout droit sortis d’une autre époque.

Notre deuxième journée s’est terminée en beauté, car après avoir assisté à la représentation du Roi lion, nous sommes allés manger au restaurant Flat Iron sur la rue Denmark. Je le recommande chaudement, car ce restaurant sert des steaks de première qualité à un prix extrêmement abordable. Le service est aussi impeccable que son ambiance, branchée.

Visite à Budapest : là où…

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PFK et Starbucks, ainsi que plusieurs autres chaînes américaines, font partie du paysage du centre-ville de Budapest, en Hongrie.

Je n’avais aucune attente avant d’arriver à Budapest, en Hongrie. Je savais que c’était une vieille ville européenne un peu grise. Sous ses dehors austères se cache une multitude de couleurs, de cultures et de charmes. Elle n’est surtout pas vieille, mais respire plutôt la jeunesse, grâce à son dynamisme et son ouverture sur le monde.

Là où l’histoire fait peur

Tous les touristes apprendront que le nom de Budapest vient des villes de Buda (ne pas confondre avec Bouddha, même si on le prononce pareil), de Pest et d’Obuda. Les trois se sont regroupées pour devenir Budapest au 19e siècle.

À la Deuxième Guerre mondiale, les troupes allemandes prennent possession de la ville et créent un regroupement, les Croix fléchées. Plus de 400 000 juifs hongrois sont alors déportés et cette ville européenne fait partie de celles qui ont été les plus bombardées. Ce qui m’amène à ma première visite en terre hongroise : la Maison de la Terreur.

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Devant la Maison de la Terreur, on a exposé ces chaînes pour commémorer ceux qui ont été faits prisonniers, qui ont été tués ou torturés par les membres des Croix fléchées, lors de la Deuxième Guerre mondiale.

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Quelques objets ayant appartenu aux prisonniers sont exposés dans ce caveau au sous-sol de la Maison de la Terreur.

Cœurs fragiles, s’abstenir. Les émotions se font sentir avant même d’entrer dans cette maison. Des photos de personnes massacrées jusqu’en 1956 à l’intérieur des murs parsèment l’immeuble . Quand on entre, à la file, on est plongé dans la noirceur d’une musique dramatique. Le guide audio est nécessaire pour comprendre l’histoire et les atrocités qui se sont passées là. Mon moral est à plat. Vous ai-je dit qu’il fallait être fait fort pour visiter cette maison?

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Une cellule de torture

Il faut croire que les esprits étaient encore présents, car au moment de mon arrivée dans une cellule de prisonnier située au sous-sol, mon appareil-photo a cessé de fonctionner. Pas moyen de prendre une seule photo de cette salle humide qui fut jadis malodorante de malheur. Les Hongrois ne se sont sortis entièrement de l’emprise des Croix fléchées qu’en 1991.

À ma sortie de cellule, ô miracle! mon appareil-photo a ressuscité.

Là où les attraits ne manquent pas

Avez-vous déjà vu le film « L’hôtel Grand Budapest »? L’action se déroule dans le « Grand Hotel Royal », là où nous avons logé durant les 3 jours de notre séjour à Budapest. Maintenant appelé le Corinthia Hôtel Budapest, il fut construit en 1896 et complètement rénové ces dernières années en un hôtel de luxe. La grande piscine du sous-sol, de style hammam, est identique à celle que l’on voit dans le film. À se demander si les prises de vues ont été tournées là…

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Le hall d’entrée au Corinthia Hotel Budapest est tout simplement grandiose.

Ce qui est bon avec cet hôtel, c’est son emplacement central et ses chambres spacieuses et luxueuses. Il est situé à deux pas de l’avenue Andrassy et du métro, et de tous les restaurants, magasins et musées. Le service est digne des 5 étoiles qu’on lui accorde. Par contre, tout au long de notre séjour, nous nous sommes contentés de restaurants à l’extérieur (même pour les déjeuners et dîners), car, bien que l’hôtel possède un atrium intérieur d’une beauté indéniable où il aurait fait bon manger, les prix du menu à ce restaurant, plus que les fantômes, nous ont fait fuir.

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Par exemple, le premier soir, nous avons mangé au restaurant vietnamien Ha Noi Pho pour environ 25 $. L’ambiance était relaxante et la qualité des mets, exemplaire.

À Budapest comme ailleurs dans les grandes villes, le système Hop on Hop off est très efficace. Nous avons donc acheté notre laissez-passer de deux jours, ce qui nous a permis de faire un tour guidé de nuit en autobus, de voir un magnifique coucher de soleil du haut de La Citadelle sur le Mont Gellért, de visiter tous les attraits de la ville sur cinq circuits d’autobus de jour, de faire un tour guidé à pied et de faire la plus éclatante croisière de notre vie.

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Au sommet du Mont Gellert, à Budapest. On peut s’y rendre à pied ou en autobus.

 

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Le Parlement de Budapest, vu du Danube, le soir

Le soir, la croisière sur le Danube est des plus spectaculaires. Observer la ville, Buda d’un côté et Pest de l’autre, est impressionnant grâce à un éclairage de nuit judicieusement choisi. On peut y voir, entre autres, le Parlement de Budapest, d’une richesse infinie, le palais royal, les grands hôtels et l’île Marguerite.

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Les souliers de métal, commémorant les Hongrois qui ont été exterminés et jetés dans le Danube.

Une promenade à pied sur le bord du Danube nous transporte aussi au temps des fusillades des prisonniers par le parti des Croix fléchées. En 2005, deux artistes ont décidé de créer des chaussures en métal en l’honneur des personnes disparues à cet endroit dans le fleuve. Ces derniers devaient se déchausser avant leur exécution. Aujourd’hui, on y dépose des chandelles à l’intérieur.

Malgré les tourments qu’a connus Budapest, cette ville retombe vite sur ses pieds. Et c’est sur cette note optimiste que j’aimerais vous diriger.

Là où le bain guérit tous les maux

Budapest est renommée pour ses eaux thermales thérapeutiques. Plusieurs établissements ont été érigés pour accueillir les gens voulant être guéris de troubles respiratoires et de douleurs musculaires. Se plonger dans les sources d’eau chaude miraculeuses est propice au bien-être. Ce sont les Turcs qui ont implanté leur savoir-faire en matière de bains thermaux à Budapest. Les bains Rudas existent encore du côté de Buda et datent du 16e siècle. Ce sont les plus anciens. Les bains Széchenyi trouvent des adeptes depuis le début du 20e siècle. Liste des principaux bains à Budapest

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L’entrée des bains Széchenyi de Budapest

Là où Sissi s’en mêle

Moi qui pensais qu’en quittant Vienne, je quittais aussi l’histoire de Sissi. Non. Qu’est-ce que l’impératrice Sissi a à voir avec Budapest? L’Autriche venait de perdre la guerre contre la Prusse. Sissi a donc décidé de protéger ses enfants en les accompagnant en Hongrie, faisant confiance à son bon ami le comte Gyula Andrassy de Hongrie. L’empereur François 1er (époux de Sissi) le nomma même président du conseil et ministre de la Défense. En amour avec la Hongrie, Sissi réussit à convaincre l’empereur d’établir l’Empire austro-hongrois en 1867. Durant notre visite à pied, qui partait de l’Opéra, notre guide nous a confié que certains ont prétendu que Sissi avait une liaison torride avec Andrassy, puisqu’ils allaient souvent à cheval à la chasse ensemble. Mais ça, l’histoire n’en cite aucune preuve.

En résumé, on ne s’ennuie pas à Budapest. Les gens sont accueillants et fiers de leur ville. Ils parlent bien l’anglais pour la plupart, on s’y sent en sécurité (même dans les rues résidentielles), on peut se brancher sur Internet à peu près partout en ville et on y mange de façon délicieuse. Les multitudes d’histoires que vous y entendrez feront partie de votre bagage de voyage pour longtemps. Bonne visite!

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Au bout de la rue se trouve la basilique Saint-Étienne, monument catholique le plus important de Hongrie. Son dôme s’est effondré en 1868, mais a été reconstruit dans un style néo-Renaissance.

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Sur le Danube

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Prise du côté de Buda depuis le palais royal, cette photo nous montre la vue sur Pest. Dommage que le temps gris ne nous a pas permis de rendre ce paysage encore plus magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Château, opéra et resto italiano : que Vienne se réalise!

La devanture du château de Schönbrunn

Le château de Schönbrunn

Le château

Amoureux de palais, de grands jardins, de vues spectaculaires et d’animaux, le château de Schönbrunn vaut le déplacement. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996, il attire 1,5 million de visiteurs par an, ce qui en fait l’un des sites les plus visités de Vienne. Je vous conseille d’y aller le matin, pour éviter les foules. Cela ne vous prendra qu’environ 25 minutes en autobus, du centre-ville. Comptez presque une journée pour la visite. Si, comme moi, vous adorez les animaux, alors le zoo de Schönbrunn vous gardera captif encore plus longtemps.

Jardins de l'Orangerie

Jardin de l’Orangerie

Les jardins

Sitôt votre billet acheté, rendez-vous à gauche du palais, où vous trouverez le Jardin de l’Orangerie et le jardin du prince héritier (fermé en hiver).

Le Jardin de l’Orangerie a été construit sur les ordres de Wilhemine Amalie, la veuve de l’Empereur François I. Une immense serre avec plancher de béton chauffant (imaginez le chauffage à l’eau de l’époque!) servait à hiberner toutes les plantes du château de Schönbrunn.  Lors de notre passage, la serre était vide, puisque l’été, tous les plants en pots sont sortis à l’extérieur pour profiter de la chaleur naturelle. À l’automne, ils sont rentrés. On y retrouve des plantes et arbustes de toutes les parties du monde. J’en ai même vu provenant du Canada!

Aujourd’hui, une partie de la serre, qui a été restaurée, accueille des événements et on y organise des concerts de musique classique, avec des acteurs en habits d’époque.

Jardin du prince héritier

Jardin du prince héritier

Implanté en 1875, le jardin du prince héritier Rodolphe, quant à lui, était le jardin privé de la famille impériale. On peut voir la vue de ce jardin du haut d’un petit promontoire.

Vue du château du haut de la Goélette

Vue du château du haut de la Goélette

Le parc

Le parc de Schönbrunn est immense et situé derrière le château. Au fond du parc se trouve la Goélette, avec un restaurant-terrasse (excellente nourriture, au fait). Faut-il d’abord y monter. L’ascension peut être longue, selon votre degré de forme physique. Si le cœur vous en demande encore, arrivé à la Goélette, montez à son sommet pour que votre vue de la campagne et de la ville soit optimale.

La Goélette

La Goélette

Le jardin du parc a été aménagé à partir de 1750, sous le règne de Marie-Thérèse et son époux François Stéphane de Lorraine, et il est de style baroque. On peut s’y perdre assez facilement si on s’éloigne de son centre et décide d’emprunter le labyrinthe ou le dédale.

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Avec ses animaux exotiques, sauvages ou marins, le Jardin zoologique de Schönbrunn est le plus beau qu’il m’a été permis de visiter jusqu’à maintenant.

Le zoo

Le zoo de Schönbrunn était mon premier coup de cœur de la journée. Situé dans le parc de Schönbrunn, parmi ses collines, il est le plus vieux zoo au monde! Il a été construit en 1752 et on y retrouve plus de 500 espèces animales, dont des ours polaires, hippopotames, buffles, serpents, pandas géants, éléphants, tigres de Sibérie. Bien qu’il a su conserver son cachet d’autrefois, il est aussi le plus moderne grâce à ses enclos, ses méthodes pour créer des habitats naturels et ses équipements.

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Les ours polaires s’amusent avec un ballon et un seau.

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Les animaux marins ne sont pas en reste dans ce zoo. On peut y observer des groupes de manchots se baigner sur leur plage privée.

Au château de Schönbrunn, plusieurs autres activités sont possibles, à part la visite elle-même du palais : se baigner dans la piscine de l’empereur François-Joseph, visiter la collection de voitures historique des Habsbourg, apprendre à cuisiner les fameux strudels aux pommes viennois (et y goûter!) et assister au Théâtre de Marionnettes. Il y a aussi sur place le musée des enfants, qui montre comment les enfants de la famille royale vivaient. À la fin du tour, les enfants peuvent se déguiser en prince ou princesse.

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Je n’ai aucune photo de l’intérieur du palais, car nous n’avions pas le droit d’en prendre. Le palais est beau, comme tous les palais, sans doute. Peut-être suis-je rendue blasée parce que j’ai trop visités de châteaux? Je n’ai retenu que peu de choses : fresques, hauts plafonds, or, décor faste.

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Le spectacle Wiener Residenzorchester au palais Auersperg

L’opéra

Réputée pour ses opéras de grande qualité, Vienne nous assaille à chaque coin de rue près de l’Opéra national pour nous vendre des billets pour l’un ou l’autre des spectacles quotidiens se tenant dans différents palais. Certains de ces spectacles sont de qualité supérieure (ceux-là coûtent plus cher, évidemment, et on doit réserver), et d’autres sont de qualité moyenne, à un prix raisonnable. Nous nous sommes laissés tentés par un opéra au palais Auersperg, qui reprend certains airs classiques connus. Quelle ne fut pas notre surprise de reconnaître notre vendeur de billets d’opéra devenu musicien sur scène, le soir venu! Ce palais n’est pas grand et aurait besoin de se faire rafraîchir. Par contre, dans la salle, au milieu de candélabres, le son est parfait. Les chanteurs et musiciens sont tous excellents. Les chaises, trop droites, des spectateurs, un peu moins. Mais on s’attendait à ça, après tout, chaque billet coûte 42 euros (environ 50 % de rabais si on l’achète le jour même ou un jour avant, et ça vaut la peine, car les places ne sont pas réservées. Les premiers arrivés obtiennent donc les meilleures chaises).

Toujours est-il que quand l’opéra a commencé, j’ai tout oublié : notre arrivée en catastrophe (on a cherché longtemps le fameux palais), mon mal de pied à trop marcher avec mes talons hauts, l’inconfort des chaises, le temps maussade à l’extérieur. Se faire chanter, jouer et danser du Mozart et du Strauss, c’est une pure merveille, une musique à mes oreilles, un décor gravé à jamais.

C’était mon deuxième coup de cœur, vous l’aurez deviné.

martinelli

Terrasse intérieure du restaurant italien Martinelli

Il ristorante

Mon troisième coup de cœur? Le restaurant Trattoria Martinelli, italien à n’en pas douter, nous a permis de finir cette journée de grande classe sur une bonne note. C’était tranquille à l’intérieur à cette heure tardive. On a été accueillis en italien, comme le veut la tradition, par le propriétaire, tout sourire et très exubérant. Le vin, un Chianti Montalbano, était excellent, et tant les entrées que le plat de pâtes principal étaient cuisinés à la perfection. Vraiment, on se serait crus encore plus à Venise que ce que Venise peut nous offrir d’italien.

Ainsi se termine mon voyage à Vienne. Un rêve d’enfance s’est réalisé. « Hé, reviens sur terre, princesse… Demain, Budapest nous attend avec ses mille et une surprises. Sissi pourrait bien être encore de la partie! »

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Le parc de Schönbrunn

 

 

 

 

AdVienne que verra

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Il faut avouer que ces Viennois ont le sens de l’humour… Ici, un éboueur appuyant la fierté gaie.

Gaie ou triste, Vienne n’est jamais zen. Notre deuxième journée a commencé par le défilé de la fierté gaie. Il faisait froid, il pleuvait, mais les gais, eux, étaient vraiment gais.  Du haut de leur char allégorique ou dans la rue, ils faisaient un tapage diurne remarquable de très loin. Nous avons marché plusieurs kilomètres pour attraper un bus qui ne s’est jamais pointé à cause des rues bloquées. Certains circuits d’autobus étaient tombés à l’eau et le responsable des circuits n’avait pas été avisé, donc nous non plus.

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Le dernier char allégorique du défilé de la fierté gaie à Vienne, en ce 20 juin 2015

Autre difficulté : trouver un restaurant de petits-déjeuners. Se pourrait-il que les Viennois ne mangent pas le matin? Après plusieurs heures de recherche, nous avons déniché une place à déjeuner à coût modeste. Sous la terre. Au niveau du métro, près de l’opéra. Pour environ 12 euros, nous avons obtenu deux viennoiseries, un yogourt au granola, deux jus d’orange et deux excellents cafés. Trois matins de suite à manger la même chose. C’est ma faute, je voulais éviter Starbucks à tout prix, juste pour contredire mon conjoint.

Visites intérieures

Les Lipizzans sont d'un blanc immaculé. Remarquez en arrière-plan le cheval qui veut faire à sa tête...

Les Lipizzans. Remarquez en arrière-plan le cheval qui veut faire à sa tête…

Étant donné le mauvais temps, nous avons décidé de nous imprégner des musées situés à deux pas de notre hôtel. Juste à côté du bâtiment d’entrée du Musée Sissi se trouve l’École espagnole d’équitation. J’ai eu la chance de pouvoir toucher ces magnifiques chevaux Lipizzans blancs après leur entraînement matinal, même si un garde m’en interdisait l’accès. Mon amour des chevaux a été plus fort…

Une des pièces du Musée de l'argenterie

Une des pièces de la Collection d’argenterie de l’impératrice

Le Musée Sissi comprend six salles. On y apprend tout de l’enfance d’Élisabeth, son penchant pour les chevaux, le culte qu’elle vouait à la beauté, sa relation avec son mari le roi, ainsi que les détails de son attentat. Sur les lieux mêmes, on visite la Collection d’argenterie et les appartements impériaux.

Une croisière sur le Danube

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Croisière le long du Danube, en Autriche

Éloignons-nous un peu du centre-ville. La campagne autrichienne vaut le détour, surtout quand le soleil montre son visage. Le petit village de Spitz, où on débarque de l’autobus, est mignon comme tout. Des collines de vignes nous encerclent. C’est à partir de là que des tours organisés nous voyagent sur des rives enchantées pour une croisière d’une demi-journée : le Danube. Comme dans la chanson « Le Danube bleu ». Détrompez-vous. Le Danube n’est pas bleu. Il est plutôt brunâtre. J’ai été un peu déçue par sa couleur, tout de même, mais on nous dit que ce n’est pas parce qu’il est trop pollué. Ah bon.

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Un des châteaux que l’on voit du Danube

La vallée de la Wachau, longue de 36 km, est à couper le souffle. Elle fait partie de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Tout au long de la croisière, on peut y voir 14 abbayes, mais on ne peut toutes les visiter. On passe devant Krems, où ont été construits les plus beaux immeubles baroques d’Autriche. On voit le village de Dürnstein où 70 % du vin blanc du pays y est produit. On aperçoit même le château, plus spécifiquement le balcon, où l’impératrice Sissi, à sept ans, avait envoyé la main aux navigateurs de passage sur le Danube.

Petit village de Spitz

Petit village de Spitz

Notre bateau accoste à l’abbaye de Melk, qui est la plus connue des visiteurs, réputée pour sa cathédrale et sa bibliothèque. Cette dernière contient 100 000 volumes à lire. On ne peut prendre de photos à l’intérieur, à cause de l’ancienneté des ouvrages et des collections de grande valeur.

L'abbaye de Melk

L’abbaye de Melk

Nous avons dîné dans le petit village de Melk, à quelques pas du monastère bénédictin, sur une terrasse. Le coût pour mon repas principal typiquement viennois, incluant une entrée : 6,9 euros. Une aubaine, et c’était délicieux! De plus, les gens du village sont très sympathiques.

Village de Melk. On voit le monastère au sommet.

Village de Melk. On voit le monastère au sommet.

Vue du haut du monastère de Melk

Vue du haut du monastère de Melk

Un repas, deux restaurants

Le Café central de Vienne

Le Café central de Vienne

Dès notre retour en ville en autobus, nous avons trouvé un restaurant japonais qui s’appelle Öishi. Ils servent des sushis exquis, bien que le décor et l’ambiance du resto soient ordinaires. Pour le dessert, nous avons retenu notre faim pour aller au Café central. On ne peut passer à côté quand on visite Vienne. On est accueilli par des comptoirs de pâtisseries au chocolat absolument sublimes. Ce Café, ouvert en 1876, a vu bon nombre de philosophes et d’artistes d’époque y défiler, dont Sigmund Freud. L’ambiance est restée : animée et musicale. Un pianiste en smoking joue les grands airs des compositeurs du temps sur son piano à queue. Le chocolat et les strudels aux pommes sont absolument divins!

Dans mon prochain billet sur Vienne, visitez avec moi le palais de Schönbrunn et son zoo. Les amateurs d’opéra et de bons restos italiens seront aussi servis!

Le château où l'impératrice, enfant, observait les bateaux du haut de son balcon.

Le château où l’impératrice, enfant, observait les bateaux du haut de son balcon.