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Un jour à Macao

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Une des rues principales du centre historique de Macao, où on détecte l’influence portugaise et chinoise.

Macao, c’est Las Vegas et Lisbonne qui ont macéré dans la sauce chinoise. On y accède par bateau jet à partir de Hong Kong (voyage d’environ une heure qui coûte 130 $ CA pour deux personnes). Pour profiter d’une journée de visite de Macao, il faut être matinal. N’oubliez pas votre passeport et vos cartes d’entrée et de sortie du pays, car vous passerez la douane au port.

Il y a tant à voir en si peu de temps à Macao : casinos, églises, quartier portugais, marché où il fait bon flâner et magasiner. Il vous faut goûter à une tartelette portugaise, quel délice!

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Église de Penha, fondée en 1622

Macao vit du tourisme : pour une population de 640 000 personnes, elle reçoit 30 millions de visiteurs par an! On comprend la raison principale qui explique pourquoi les visiteurs affluent : les casinos. À eux seuls, ils représentent des revenus de 8,7 milliards de dollars par an. Il y en a 36 à Macao, tenus par 6 propriétaires; trois sont Américains, un est Malaisien, un est Australien et un dernier est Macanais.

Vue sur les nombreux casinos

Vue sur les nombreux casinos

Notre guide, Antonio, nous a fait faire un tour rapide. Au sud de l’île, on a visité l’église catholique Penha, érigée sur une colline, où la vue y est magnifique. Ensuite, il nous a déposés dans le centre de la ville pour marcher dans les rues et manger un peu. Avec 10 $ CA, on a récolté deux t-shirts de bonne qualité.

Ensuite, on s’est rendu à l’église Saint-Paul, celle qui a brûlé trois fois. Après deux reconstructions, ils ont abandonné la troisième. Seule la devanture de pierre est demeurée intacte et repose aux côtés des ruines de San Paulo.

Le devant de l'église St-Paul, qui tient toujours malgré la destruction du reste, par le feu.

Le devant de l’église Saint-Paul, qui tient toujours malgré la destruction du reste, par le feu.

On ne peut passer à côté d’un casino sans y mettre les pieds. Le MGM est sans doute celui qui est le plus connu internationalement et un des plus mémorable. Notre guide nous explique que presque tous les habitants de l’île veulent travailler dans un casino : on y gagne environ 19 000 Hong Kong dollars (4 000 $ CA) par mois, comparativement à 12 000 HK dollars pour un travailleur de la construction. De plus, ce montant est exempt d’impôt pour qui travaille au casino! Money talks! Mais à voir les gens qui y travaillent, je peux vous garantir qu’ils n’ont pas l’air très heureux… Ils dévisagent et suspectent tous les gens qui y entrent avec le sérieux imperturbable de soldats sur leurs gardes.

Dans le hall du casino MGM

Dans le hall du casino MGM

La langue parlée à Macao est le cantonnais, la langue portugaise ayant perdu du terrain au fil des ans : seulement 10 % de la population est de descendance portugaise de nos jours. C’est dommage, car cette culture ressemble davantage à la nôtre que celle de la Chine. À Macao, on ne dit pas ce que l’on veut et on ne peut se connecter à Facebook ou à tout autre média social qui n’a pas été approuvé par la Chine. Dommage que cette ancienne colonie a été délaissée par le Portugal en 1999. Néanmoins, son centre historique est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005 pour souligner le commerce dynamique le plus durable (et le premier!) entre la Chine et l’Occident.

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Un immense aquarium trône au centre de l’hôtel MGM.

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Ce lion impose le respect et rappelle aux visiteurs qu’il y a toujours quelqu’un qui veille, tout près… prêt à bondir!

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L’année 2016 étant l’année du singe en astrologie chinoise, on comprend que tout couple qui se fera photographier sous l’arbre des singes en or sera porté par la chance.

Hong Kong : ma porte sur l’Asie

091Pour moi, l’Asie, c’était une première. Mon vol vers Hong Kong, avec un arrêt à Pékin, était long, mais moins pénible que ce à quoi je m’attendais. Air China avait une heure de retard. Le service était bon, mais sans plus. Au prix qu’on avait payé, on s’y attendait. Ils ont surtout du chemin à faire pour égaler la qualité de nourriture qu’on nous sert à bord des vols de compagnies aériennes canadiennes ou américaines. (Qui a dit que les repas étaient horribles à bord d’un avion?) Malgré tout, me sentir dépaysée au premier coup d’œil après l’embarquement, j’ai bien aimé. Les films présentés à bord étaient presque tous en chinois, quelques-uns sous-titrés en anglais. Oublions les films américains à effets spéciaux! La censure se sent. Même dans la romance.

Hong Kong était dans la brume la première journée de notre arrivée. J’ai pensé : la pollution est-elle en cause? On dit que oui, mais cette mégapole chinoise est moins polluée que Pékin ou Shanghaï. Tout de même. Je fus surprise de ne pas suffoquer. Faut croire qu’on s’habitue à tout. Par contre, un habitant sur cinq environ porte un masque sur le nez pour se prémunir de je ne sais quel microbe.

222Ce qui frappe

Douze heures de décalage horaire d’avec Montréal. Ce n’est pas rien. Le dépaysement passe aussi par l’heure. Par les multitudes de chantiers de construction en constante opération. Par la qualité, le confort, la sécurité, l’efficacité et le coût abordable des métros. Par le nombre de personnes dans les rues. Par ses tramways multicolores. Par certaines toilettes publiques pour dames sans cuvette (eh oui, il n’y a qu’un trou au plancher!). Par ses édifices aussi hauts que le ciel. Par la livraison de sable qui sert à créer de nouvelles terres habitables en plein centre-ville. Par l’érection de mini abris pour typhons. Et surtout, surtout, par les files d’attente de jeunes femmes à l’extérieur des boutiques de très grand luxe (je me demande bien d’ailleurs comment quelqu’un de 25 ans peut se payer une sacoche à 2 000 $ quand son minuscule logement de 500 pieds carrés lui coûte 2 000 $ en dollars US de loyer par mois!).

263Hong Kong se transforme, s’agrandit, se renouvelle. Tout le monde s’active dans cette ville; la fainéantise n’existe pas. Les gens sont plus sympathiques ici qu’à Pékin, héritage de la domination britannique de 150 ans qui s’est terminée en 1997. Depuis que Margaret Thatcher a cédé Hong Kong à la Chine, beaucoup de Hongkongais ont déménagé au Canada et aux États-Unis, de peur de voir leurs privilèges de capitalisme anéantis quand le socialisme reprendra le contrôle 50 ans plus tard.

178En banlieue de Hong Kong s’élancent plages, cimetières et montagnes. On peut y monter par le typique funiculaire Peek Tram, pour une vue spectaculaire. La ville compte 8 000 gratte-ciel, soit deux fois plus que la ville de New York. Sur 37 millions d’habitants, il n’y a que 27 000 agents de police. Pourtant, partout où l’on est allés, on s’est toujours sentis en sécurité. J’imagine que quand tout le monde travaille, la violence est moins présente.

La cuisine cantonaise est leur spécialité, mais la cuisine internationale y est aussi délicieuse. La longévité des Hongkongais est la plus élevée au monde, avec une moyenne d’âge au décès de 82,2 ans. Le mandarin est la langue officielle de Hong Kong, mais à part 谢谢 (prononcé tché-tché, pour « merci »), je n’ai rien appris d’autre. Dommage, car mon goût pour l’étudier s’est encore accru, bien que j’aie appris que la langue chinoise contenait 47 000 caractères différents! De quoi étudier toute une vie…

Mes recommandations sur Hong Kong

154Pour manger des dumplings et des Dim-Sum de qualité, c’est chez Tim Ho Wan qu’il faut aller. La nourriture est tout simplement d-i-v-i-n-e et le resto a une étoile Michelin à son palmarès. Et le prix? À deux, on s’en sort en bas de 30 $ US! C’est une expérience en soi, puisque beaucoup de jeunes Hongkongais en font leur lieu de rencontre et il y a peu de touristes. On attend environ 45 minutes en file, à toute heure du jour, puisqu’ils ne prennent aucune réservation. L’ambiance est plus style cafétéria que salon et il ne faut pas avoir peur de la proximité. On commande sur papier et on est servi en un rien de temps. Ah oui! Ne le cherchez pas trop longtemps avec l’adresse, il est situé sur un étage inférieur, dans le métro!

109Autre attrait : le Sky100, situé dans un édifice haut de 100 étages (un des plus hauts au monde) sur l’île de Kowloon, avec vue à 360 degrés sur les îles de Hong Kong. En temps de brouillard, c’est moins intéressant, mais la vue est imprenable. De plus, on peut manger l’équivalent d’un léger goûter  : un peu cher, mais excellent. Si vous avez soif, je vous suggère leurs frappés aux fruits : ils sont « délicionnets »! Pour une pause photo, allez-y de votre plus beau sourire devant les panneaux où vous pouvez faire un souhait afin qu’il se réalise. Les Chinois sont très superstitieux…

Petit conseil : si vous allez au Sky100 avec l’autobus Hop on Hop off, informez-vous à quelle heure l’autobus repasse, et ne le manquez pas, faute de quoi vous attendrez longtemps dans le stationnement souterrain grisonnant.

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Me voici attablée en haut de Sky100. Disons que j’étais attablée, oui, mais l’image des serveurs n’a qu’une dimension… et que les assiettes étaient encastrées dans la table! Ces Chinois ont quand même un très bon sens de l’humour.

Se promener en Sampan, sorte de petite barque délabrée, fait aussi partie de mes coups de coeur. Se laisser flotter parmi les petits bateaux de pêcheurs sur la mer de Chine, à Aberdeen, où fourmille une vie fossile sur des fonds de modernité, c’est confondant. Des habitants, faute d’argent pour se payer un loyer dans une de ces immenses tours aussi pareilles les unes que les autres, doivent vivre sur leur chaloupe qui prend l’eau. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller dîner aux restaurants flottants, mais paraît-il qu’ils servent d’excellents fruits de mer et poissons.

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Restaurants flottants d’Aberdeen en mer de Chine

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La désuétude et le modernisme se côtoient allègrement.

J’espère que ce survol de Hong Kong vous donnera l’envie d’y aller à votre tour, que j’ai su faire de cet article tout sauf un casse-tête chinois…

Prochain billet, rejoignez-moi à Macau.