La Grande Barrière de corail : à croquer!

Vue des airs de la Grande Barrière de corail

Comme « Sésame, ouvre-toi », la Grande Barrière s’ouvre à nous, tel un miracle qui n’obéit qu’à une entité : Dame nature. Pour un touriste, ne pas plonger sous l’eau translucide de cette merveille aquatique, c’est comme passer à Rome sans aller voir le Colisée. La Grande Barrière de corail, pour nous, se trouvait à 1 h 45 de bateau du port de Cairns, en Australie. Transportant l’équipement de plongée et les touristes chanceux, ces bateaux d’expédition n’ont quasiment pas de coque sous l’eau pour ne pas abîmer le fond de la mer, les coraux et les récifs.

Arrivé près de la Barrière (le plus grand ensemble corallien du monde, c’est ici!), notre bateau ralentit pour ne pas traumatiser la flore aquatique et les poissons, et trouve sa place, à mon grand plaisir, puisque le mal de mer commençait vraiment à m’affecter (les vagues étaient fortes, cette journée-là, bien qu’il fît beau). Miracle! Dès ma descente dans l’eau, mon mal de mer a disparu pour faire place à la plus belle expérience de tout mon voyage : passer quatre heures sans pause dans l’eau à observer quelque 400 espèces de coraux, 1 500 types de poissons et 4 000 sortes de mollusques. De quoi ravir tous mes sens!

Poisson-globe qui se gonfle quant il sent un danger et qui peut sécréter un violent poison. On le retrouve entre autres en Australie.

Qu’ai-je vu au fond?

Il faut que je vous avoue une chose : je riais bien de la combinaison de lycra qui était obligatoire pour tous les plongeurs. On avait l’air de vrais bouffons dans cet accoutrement spectaculaire. Néanmoins, les Australiens ont un devoir de sécurité et heureusement, car je serais peut-être morte là, durant la plongée.

En effet, je suis passée à deux doigts d’une méduse-boîte extrêmement venimeuse qui tue en quelques minutes le plus résistant des hommes. Un plongeur du bateau m’a fait un signe dans l’eau pour que je m’éloigne de ce prédateur invertébré. Le dard de ce type de méduse (qui a une ombrelle de forme carrée) a le venin le plus mortel au monde. Donc, on ne court pas de risque, on fuit. Recevoir une décharge de poison, puis d’antipoison dans le corps et me retrouver à l’hôpital ne faisait pas partie de mes plans. Ça ne m’a toutefois pas donné la frousse, puisque j’ai continué mon exploration de la flore marine un peu plus loin.

Le bateau à coque peu profonde qui nous a permis d’aller explorer les fonds marins australiens. Je m’étais un peu éloignée du bateau à la nage pour prendre cette photo.

Quand on s’y attarde, ces fonds d’océan sont des merveilles insoupçonnées. Ça valait bien les quelques centaines de dollars pour vivre ça au moins une fois dans sa vie,. J’ai vu comment les gros poissons capturent les petits pour en faire un repas, je les ai vus se tortiller pour sauver leur vie, mais aussi me regarder avec leurs yeux en ballons, se demandant quelle sorte de créature j’étais. Le respect sous la mer est une règle qu’on ne transgresse pas. Chacun fait son chemin de tous bords tous côtés sans faire mal à son voisin, sauf pour se nourrir.

Le porte-enseigne cornu (ou zancle) fréquente surtout l’océan Indien.
Un poisson-clown

Les couleurs se démarquent près de la surface là où le soleil pénètre, pour offrir à notre vue un tapis de récifs et une marée de poissons tous distincts, jamais monotones.

Une seiche, qui ressemble un peu à un calmar. On dit qu’elle est capable de mémoriser, ce qui, pour un invertébré, est un très grand signe d’intelligence. C’est même l’animal qui change le plus vite de couleur pour échapper à ses prédateurs!
« Coucou! Je m’appelle Wally, je suis un Aaron Fish, et on me voit souvent à la Grande Barrière de corail, je suis inoffensif, mais je fais un peu peur à cause de ma grosseur. »

C’est pour ÇA que j’ai plongé dans cet univers gargantuesque de formes et de vies. La nature dans toute sa dangerosité et sa splendeur. C’est pour ça que je n’ai pas bronché quand un requin de cinq pieds est passé à un mètre sous moi. C’était magique. Il était là, il aurait pu avoir envie de… mais il ne l’a pas fait. J’ai eu un frisson, mais ce n’était pas de peur, mais de bonheur. Avant d’aller à l’eau, sur notre croisière, on avait assisté à une présentation des animaux marins et ceux dont il fallait se méfier. Ce requin ne faisait pas partie des plus dangereux. Et je fais confiance à la vie.

Le type de requin qui m’a presque frôlé les pieds.
On ne peut passer ici sans garder un petit souvenir de cette journée mémorable!

P.-S. : Je n’ai pas eu mal au cœur sur le chemin du retour. La nature et les fonds marins m’ont fait du bien, on dirait! Je me sentais comme un petit poisson dans l’eau!

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