Blogue voyage │BonGo Créations (Révision, rédaction, traduction)

Ça devait bien faire 15 ans que j’avais délaissé la formule de voyage tout inclus. Avec les années, ma façon de voyager a évolué. Cet hiver, j’ai eu ce petit regain d’envie de repos, de soleil, de chaleur et de conversations espagnoles. La Riviera Maya, au Mexique, où je n’étais pas allée depuis 20 ans, était tout indiquée.

C’est qu’elle a beaucoup changé, cette destination soleil de la mer des Caraïbes. Elle s’est dotée de plusieurs nouveaux hôtels plus près de l’aéroport. La qualité de ces hôtels ne fait aucun doute. Elle fait maintenant partie des incontournables des voyageurs en quête de liberté que leur procure cette formule tout inclus. De bons repas et des cocktails sur le bord de la plage, un peu de baignade et hop! me voilà requinquée!

Ma seule peur avant de partir : vais-je avoir la « turista » comme dans le temps? Non, même pas! Faut dire que j’avais pris mes précautions en absorbant du Bio-K avant mon départ. Merci à l’évolution de la science alimentaire.

Toujours est-il qu’on a fixé nos pénates au Now Sapphire Riviera Cancun (20 min. de l’aéroport) pour sept jours en réservant avec Vacances Air Transat.

Certains restaurants offrent des huttes privées extérieures. Il suffit de le demander et de commander une bouteille de vin ($)!

Aménagements et restos

Situé à environ 30 minutes de Playa Del Carmen, cet hôtel de luxe est un vrai de vrai. Coté 5e hôtel sur 26 sur Trip Advisor à Puerto Morelos, il fait bonne figure à un prix qui ne nous laisse pas les poches vides. Les chambres sont très propres, ont toutes des balcons et sont spacieuses. Certaines donnent sur les jardins, d’autres sur la mer, mais celles donnant sur la végétation nous font économiser 100 $ par nuit et la tranquillité est assurée.

Cet hôtel est idéal : ni trop grand (on ne s’y perd pas), ni trop petit (les activités y sont nombreuses). Le service partout y est impeccable. Les serveurs n’attendent pas de pourboire, même si certains touristes en donnent. Le personnel est souriant, courtois et attentionné.

Les sept restaurants du complexe servent une nourriture de qualité; les plats sont soigneusement décorés et les portions sont appropriées. Mes coups de cœur : les restaurants Paramour (français),  Lemongrass (asiatique) et Blue Water Grill (mexicain). Ce dernier, situé au bord de la mer et du vent, nous sert des plats de fruits de mer sublimes.

Une partie du restaurant Lemongrass offre des mets japonais cuisinés directement devant vous, à la table, par un chef chaleureux.

Le Blue Water Grill, pour une vue spectaculaire et des plats uniques

Type de plat servi au restaurant français Paramour

Le vin maison servi à tous les restaurants et qui est compris dans notre forfait est un vin chilien. À mon goût, il était très bon, même si mon conjoint l’a moins aimé. On peut aussi commander d’autres vins à des prix élevés (de 41 $ US à 1 200 $ US). Les traitements au spa, les excursions et les vins sont probablement parmi les extra qui rendent les vacances hors de prix. Donc, prudence quand on doit respecter un budget…

La piscine de l’hôtel Now Sapphire est la plus grande que j’aie vue jusqu’à maintenant dans un complexe hôtelier, et dont l’eau est la plus propre aussi. Jamais, même si l’hôtel était complet lors de notre passage, je ne m’y suis sentie à l’étroit. Tout le monde y trouve sa place; il y a même un bain à remous intégré, des douches d’hydromassage et des chaises longues en céramique. Le bar dans la piscine est aussi très populaire.

Activités et plage

Les activités ne manquent pas pour dépenser le trop-plein de calories. J’ai participé à tous les cours de Zumba près de la piscine. Chapeau à Edgar, qui fait un sacré bon boulot d’animation et qui a le dynamisme et le rythme nécessaires à donner ces cours! Plusieurs sports sont offerts sur place : tennis (2 terrains), vélo, yoga, ping-pong, trampoline pour enfants, aérobie dans la piscine, kayak, tir à l’arc, volleyball, etc. On y retrouve également une salle d’exercice avec vue sur la mer.

Vue de notre balcon, qui donnait en partie sur les terrains de tennis

On ne va pas dans un tout inclus sans penser à la plage. Oui, elle est belle à Riviera Maya. Par contre, depuis quelques années, elle reçoit des quantités faramineuses d’algues sargasses s’échouant sur ses plages. Les hôteliers ont pris les grands moyens en les faisant ramasser au fur et à mesure par des tracteurs ou des hommes poussant des brouettes (dans certains endroits protégés, dont cet hôtel, le ramassage est manuel pour protéger les œufs de tortue). On dit que le gouvernement mexicain investit près de 10 M $ US pour faire travailler 4 600 hommes au nettoyage des plages. Heureusement, elles ne sont pas toxiques, on peut donc s’y baigner en toute quiétude.

La beauté de la Riviera Maya est que la plage s’étend à perte de vue, de Cancun jusqu’au-delà de Tulùm. De notre hôtel, on a pu ainsi, après une heure de marche vers le sud, les pieds dans le sable blanc, se rendre à Puerto Morelos, petit village typiquement mexicain, coquet à souhait. À mi-chemin, vous rencontrerez une plage de nudistes… si vous êtes chanceux comme nous (hum!), vous pourrez même surprendre une dame en train de se faire photographier sur le haut d’un quai, à la vue des promeneurs. Gens prudes, s’abstenir!

Un spectacle ravissant que celui des mariachis au coucher du soleil, sur fond de plage

Les activités en soirée sont variées, bien qu’elle n’égalent pas celles offertes sur les navires de croisière, qui sont orchestrées pour la plupart par des scénaristes expérimentés, et non par les animateurs eux-mêmes. Celle qui m’a le plus enthousiasmée est celle des danseurs de breakdance et d’un spectacle de son et lumière. Un soir, on nous a même présenté le trio « Il divo », les trois ténors italiens. Ils étaient sur une estrade montée pour l’occasion, en  plein centre de la piscine. Sur une autre estrade, un piano à queue rouge faisait des pieds de nez à l’eau qui l’entourait.

Des tables, montées sur l’eau à l’occasion du spectacle des trois ténors

Animaux

Vous connaissez déjà mon amour pour les espèces animales? On est bien servis dans la région. Des oiseaux majestueux comme les pélicans nous offrent un spectacle de plongeon grandiose, lorsqu’ils ne sont pas en train de se nettoyer les plumes sur un quai abandonné.

Une autre espèce qui a retenu mon attention est le coati. C’est notre raton laveur mexicain. Nez pointu, longue queue, il se nourrit d’insectes, de fruits, de reptiles, de rongeurs, de petits oiseaux et de… tarentules. Donc, rassurez-vous, vous ne vous ferez pas grignoter les orteils.

Un coati

Plusieurs excursions proposent, moyennant un supplément, des promenades en bateau (par exemple, pour la plongée en apnée ou la pêche). Vous pouvez réserver votre rencontre avec les dauphins à Dephinus, ou vous rendre à Xcaret pour y voir jaguars, papillons, tortues, perroquets et autres oiseaux et poissons. Je recommande aussi un tour à Playa Del Carmen ou sur l’île de Cozumel, si vous n’y êtes pas déjà allés.

En somme, la Riviera Maya, la bonita, m’a encore une fois entourée de ses bras, 20 ans plus tard, jouant le rôle de protectrice de mon air vital. Je ne retournerais pas dans un tout inclus demain matin, car ma passion pour la découverte ne s’arrête pas là, mais mes batteries sont rechargées pour une autre décennie, je crois. Comme un enfant qui revient se ressourcer au bercail, mais qui ne peut s’empêcher de repartir chaque fois.

Comme mieux vaut tard que jamais, je vous présente les photos les plus marquantes de mon voyage de trois jours à Singapour, en mars 2016.

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Le cocktail qui m’a coûté le plus cher : un Singapour Sling à l’aéroport de Singapour (ma petite folie!). Le prix : 23 $ CA… chacun. On le déguste…

Au zoo de Singapour

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Mon amie aux yeux implorants

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Se chercher des poux est sans doute le meilleur passe-temps…

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Maman et bébé girafe se promènent tout près de nous.

Au centre de la ville

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Vue de notre chambre du 21e étage au Pan Pacific Singapore, directement au centre-ville. Bon rapport qualité/prix.

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Le dimanche soir, 21 heures, le concessionnaire Lamborghini est encore ouvert. Il n’y a pas de jour ou d’heure où on ne magasine pas dans cette ville opulente.

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Chez Yayo, restaurant japonais, on commande sur l’écran et on est servi en un rien de temps. Quel délice!

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Chambre superbe, séparée de la salle de bain par une porte vitrée (au fond) de la salle de bain. P.S. Pour un peu d’intimité, j’ai bien aimé la porte pleine qu’on peut activer, au besoin. Le service y est aussi impeccable.

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Le soir, Singapour s’illumine de partout, pour notre émerveillement.

Au Jurong Bird Park

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On y est surtout très bien accueilli. Hello… hello… hello…

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On ne pouvait passer à côté de ce resto sans sourire. Notre perroquet gris d’Afrique nous manquait beaucoup dans ce paradis des oiseaux. Il aurait bien aimé manger un burger, ce cher Bongo…

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Une compétition sportive entre aras

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Des oiseaux de tout acabit ont participé à ce spectacle haut en couleurs.

Au Gardens By The Bay

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Au coucher du soleil, les arbres de métal géants déploient leurs branches. Le spectacle va commencer bientôt.

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Quelques minutes plus tard, on assiste au plus beau spectacle artificiel de son et lumière qui soit!

En promenade à pied

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Quelle fierté de pouvoir marcher sur la piste de course automobile de Formule 1!

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Gardens By The Bay vus de l’autre côté de la rive.

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La Marina Bay ne manque pas de charme.

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L’hôtel le plus photographié de Singapour : Marina Bay Sands, qui compte 2 560 chambres dans ses trois gratte-ciel de 55 étages. Ce qui ressemble à un bateau sur les toits contient la piscine à débordement la plus longue au monde. Cet hôtel a été construit au coût de 5,5 milliards de dollars.

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Sous le Marina Bay Sands, on retrouve plusieurs planchers de magasins. On peut même y patiner et se promener en gondole sur l’eau! L’extravagance peut mener loin…

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Manger à faible coût est possible à Singapour. Recherchez l’enseigne TimHoWan. Ce restaurant, présent dans plusieurs grandes villes asiatiques, possède même une étoile Michelin. Le principe de commande et de service est simple et la nourriture, digne de grands chefs.

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On doit se promener au National Orchid Garden. C’est paisible, ça ne coûte rien et on y voit que du beau!

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Type d’orchidée faisant partie des jardins

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Dans les rues, on pourrait manger par terre tellement la propreté règne. Partout, la végétation abonde entre les hauts édifices. Plusieurs intersections nécessitent qu’on les traverse sous terre. Ainsi, le risque d’accidents s’en trouve diminué.

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Singapour dans toute sa splendeur

J’espère que ce tour d’horizon de Singapour vous a plu. Je terminerais avec ce constat : même si cette ville est l’endroit où le coût de la vie est le plus cher au monde, il y a moyen de limiter les coûts. Par exemple, dans les centres d’achats souterrains, préférez les étages inférieurs (c’est là où la classe moyenne fait ses achats). Aussi, on peut se promener en autobus sans souci. Il est facile de s’y retrouver.

On y va pour :

  • sa végétation luxuriante, ce qui nous donne l’impression que même parmi la foule, on respire
  • sa propreté et sa sécurité (très faible taux de criminalité)
  • sa population souriante et sympathique
  • sa beauté, sa richesse et ses nombreux attraits touristiques naturels.

On l’évite si :

  • on a l’intention de mâcher de la gomme ou, encore pire, on la jette par terre : on peut aller en prison. Imaginez pour un délit plus grave!
  • on recherche une destination bon marché.

Surtout, n’allez pas à l’hôtel Raffles pour consommer votre Singapour Sling (là où le cocktail a été inventé en 1915) : il est certainement plus cher que ce que j’ai payé à l’aéroport!

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Une des rues principales du centre historique de Macao, où on détecte l’influence portugaise et chinoise.

Macao, c’est Las Vegas et Lisbonne qui ont macéré dans la sauce chinoise. On y accède par bateau jet à partir de Hong Kong (voyage d’environ une heure qui coûte 130 $ CA pour deux personnes). Pour profiter d’une journée de visite de Macao, il faut être matinal. N’oubliez pas votre passeport et vos cartes d’entrée et de sortie du pays, car vous passerez la douane au port.

Il y a tant à voir en si peu de temps à Macao : casinos, églises, quartier portugais, marché où il fait bon flâner et magasiner. Il vous faut goûter à une tartelette portugaise, quel délice!

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Église de Penha, fondée en 1622

Macao vit du tourisme : pour une population de 640 000 personnes, elle reçoit 30 millions de visiteurs par an! On comprend la raison principale qui explique pourquoi les visiteurs affluent : les casinos. À eux seuls, ils représentent des revenus de 8,7 milliards de dollars par an. Il y en a 36 à Macao, tenus par 6 propriétaires; trois sont Américains, un est Malaisien, un est Australien et un dernier est Macanais.

Vue sur les nombreux casinos

Vue sur les nombreux casinos

Notre guide, Antonio, nous a fait faire un tour rapide. Au sud de l’île, on a visité l’église catholique Penha, érigée sur une colline, où la vue y est magnifique. Ensuite, il nous a déposés dans le centre de la ville pour marcher dans les rues et manger un peu. Avec 10 $ CA, on a récolté deux t-shirts de bonne qualité.

Ensuite, on s’est rendu à l’église Saint-Paul, celle qui a brûlé trois fois. Après deux reconstructions, ils ont abandonné la troisième. Seule la devanture de pierre est demeurée intacte et repose aux côtés des ruines de San Paulo.

Le devant de l'église St-Paul, qui tient toujours malgré la destruction du reste, par le feu.

Le devant de l’église Saint-Paul, qui tient toujours malgré la destruction du reste, par le feu.

On ne peut passer à côté d’un casino sans y mettre les pieds. Le MGM est sans doute celui qui est le plus connu internationalement et un des plus mémorable. Notre guide nous explique que presque tous les habitants de l’île veulent travailler dans un casino : on y gagne environ 19 000 Hong Kong dollars (4 000 $ CA) par mois, comparativement à 12 000 HK dollars pour un travailleur de la construction. De plus, ce montant est exempt d’impôt pour qui travaille au casino! Money talks! Mais à voir les gens qui y travaillent, je peux vous garantir qu’ils n’ont pas l’air très heureux… Ils dévisagent et suspectent tous les gens qui y entrent avec le sérieux imperturbable de soldats sur leurs gardes.

Dans le hall du casino MGM

Dans le hall du casino MGM

La langue parlée à Macao est le cantonnais, la langue portugaise ayant perdu du terrain au fil des ans : seulement 10 % de la population est de descendance portugaise de nos jours. C’est dommage, car cette culture ressemble davantage à la nôtre que celle de la Chine. À Macao, on ne dit pas ce que l’on veut et on ne peut se connecter à Facebook ou à tout autre média social qui n’a pas été approuvé par la Chine. Dommage que cette ancienne colonie a été délaissée par le Portugal en 1999. Néanmoins, son centre historique est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005 pour souligner le commerce dynamique le plus durable (et le premier!) entre la Chine et l’Occident.

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Un immense aquarium trône au centre de l’hôtel MGM.

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Ce lion impose le respect et rappelle aux visiteurs qu’il y a toujours quelqu’un qui veille, tout près… prêt à bondir!

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L’année 2016 étant l’année du singe en astrologie chinoise, on comprend que tout couple qui se fera photographier sous l’arbre des singes en or sera porté par la chance.

091Pour moi, l’Asie, c’était une première. Mon vol vers Hong Kong, avec un arrêt à Pékin, était long, mais moins pénible que ce à quoi je m’attendais. Air China avait une heure de retard. Le service était bon, mais sans plus. Au prix qu’on avait payé, on s’y attendait. Ils ont surtout du chemin à faire pour égaler la qualité de nourriture qu’on nous sert à bord des vols de compagnies aériennes canadiennes ou américaines. (Qui a dit que les repas étaient horribles à bord d’un avion?) Malgré tout, me sentir dépaysée au premier coup d’œil après l’embarquement, j’ai bien aimé. Les films présentés à bord étaient presque tous en chinois, quelques-uns sous-titrés en anglais. Oublions les films américains à effets spéciaux! La censure se sent. Même dans la romance.

Hong Kong était dans la brume la première journée de notre arrivée. J’ai pensé : la pollution est-elle en cause? On dit que oui, mais cette mégapole chinoise est moins polluée que Pékin ou Shanghaï. Tout de même. Je fus surprise de ne pas suffoquer. Faut croire qu’on s’habitue à tout. Par contre, un habitant sur cinq environ porte un masque sur le nez pour se prémunir de je ne sais quel microbe.

222Ce qui frappe

Douze heures de décalage horaire d’avec Montréal. Ce n’est pas rien. Le dépaysement passe aussi par l’heure. Par les multitudes de chantiers de construction en constante opération. Par la qualité, le confort, la sécurité, l’efficacité et le coût abordable des métros. Par le nombre de personnes dans les rues. Par ses tramways multicolores. Par certaines toilettes publiques pour dames sans cuvette (eh oui, il n’y a qu’un trou au plancher!). Par ses édifices aussi hauts que le ciel. Par la livraison de sable qui sert à créer de nouvelles terres habitables en plein centre-ville. Par l’érection de mini abris pour typhons. Et surtout, surtout, par les files d’attente de jeunes femmes à l’extérieur des boutiques de très grand luxe (je me demande bien d’ailleurs comment quelqu’un de 25 ans peut se payer une sacoche à 2 000 $ quand son minuscule logement de 500 pieds carrés lui coûte 2 000 $ en dollars US de loyer par mois!).

263Hong Kong se transforme, s’agrandit, se renouvelle. Tout le monde s’active dans cette ville; la fainéantise n’existe pas. Les gens sont plus sympathiques ici qu’à Pékin, héritage de la domination britannique de 150 ans qui s’est terminée en 1997. Depuis que Margaret Thatcher a cédé Hong Kong à la Chine, beaucoup de Hongkongais ont déménagé au Canada et aux États-Unis, de peur de voir leurs privilèges de capitalisme anéantis quand le socialisme reprendra le contrôle 50 ans plus tard.

178En banlieue de Hong Kong s’élancent plages, cimetières et montagnes. On peut y monter par le typique funiculaire Peek Tram, pour une vue spectaculaire. La ville compte 8 000 gratte-ciel, soit deux fois plus que la ville de New York. Sur 37 millions d’habitants, il n’y a que 27 000 agents de police. Pourtant, partout où l’on est allés, on s’est toujours sentis en sécurité. J’imagine que quand tout le monde travaille, la violence est moins présente.

La cuisine cantonaise est leur spécialité, mais la cuisine internationale y est aussi délicieuse. La longévité des Hongkongais est la plus élevée au monde, avec une moyenne d’âge au décès de 82,2 ans. Le mandarin est la langue officielle de Hong Kong, mais à part 谢谢 (prononcé tché-tché, pour « merci »), je n’ai rien appris d’autre. Dommage, car mon goût pour l’étudier s’est encore accru, bien que j’aie appris que la langue chinoise contenait 47 000 caractères différents! De quoi étudier toute une vie…

Mes recommandations sur Hong Kong

154Pour manger des dumplings et des Dim-Sum de qualité, c’est chez Tim Ho Wan qu’il faut aller. La nourriture est tout simplement d-i-v-i-n-e et le resto a une étoile Michelin à son palmarès. Et le prix? À deux, on s’en sort en bas de 30 $ US! C’est une expérience en soi, puisque beaucoup de jeunes Hongkongais en font leur lieu de rencontre et il y a peu de touristes. On attend environ 45 minutes en file, à toute heure du jour, puisqu’ils ne prennent aucune réservation. L’ambiance est plus style cafétéria que salon et il ne faut pas avoir peur de la proximité. On commande sur papier et on est servi en un rien de temps. Ah oui! Ne le cherchez pas trop longtemps avec l’adresse, il est situé sur un étage inférieur, dans le métro!

109Autre attrait : le Sky100, situé dans un édifice haut de 100 étages (un des plus hauts au monde) sur l’île de Kowloon, avec vue à 360 degrés sur les îles de Hong Kong. En temps de brouillard, c’est moins intéressant, mais la vue est imprenable. De plus, on peut manger l’équivalent d’un léger goûter  : un peu cher, mais excellent. Si vous avez soif, je vous suggère leurs frappés aux fruits : ils sont « délicionnets »! Pour une pause photo, allez-y de votre plus beau sourire devant les panneaux où vous pouvez faire un souhait afin qu’il se réalise. Les Chinois sont très superstitieux…

Petit conseil : si vous allez au Sky100 avec l’autobus Hop on Hop off, informez-vous à quelle heure l’autobus repasse, et ne le manquez pas, faute de quoi vous attendrez longtemps dans le stationnement souterrain grisonnant.

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Me voici attablée en haut de Sky100. Disons que j’étais attablée, oui, mais l’image des serveurs n’a qu’une dimension… et que les assiettes étaient encastrées dans la table! Ces Chinois ont quand même un très bon sens de l’humour.

Se promener en Sampan, sorte de petite barque délabrée, fait aussi partie de mes coups de coeur. Se laisser flotter parmi les petits bateaux de pêcheurs sur la mer de Chine, à Aberdeen, où fourmille une vie fossile sur des fonds de modernité, c’est confondant. Des habitants, faute d’argent pour se payer un loyer dans une de ces immenses tours aussi pareilles les unes que les autres, doivent vivre sur leur chaloupe qui prend l’eau. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller dîner aux restaurants flottants, mais paraît-il qu’ils servent d’excellents fruits de mer et poissons.

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Restaurants flottants d’Aberdeen en mer de Chine

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La désuétude et le modernisme se côtoient allègrement.

J’espère que ce survol de Hong Kong vous donnera l’envie d’y aller à votre tour, que j’ai su faire de cet article tout sauf un casse-tête chinois…

Prochain billet, rejoignez-moi à Macau.

 

 

 

 

 

 

Lire Londres en sept jours – Jours 1 et 2

Londres en sept jours – Jours 3 et 4

Avec l’attentat de la semaine dernière, je compatis avec les Londoniens et tous les touristes qui étaient présents lors de ce triste événement. Néanmoins, Londres n’a pas fini de faire parler d’elle, avec enthousiasme cette fois. Ceux qui me connaissent peuvent en témoigner : il n’y a pas un an, je ne voulais pas y mettre les pieds, croyant à tort que la grisaille du temps affecterait mon moral. Or, j’ai confronté ma peur et y suis débarquée pour sept jours en juillet 2016, où la pluie a été… « presque » absente. Je m’autorise donc à terminer ma trilogie de billets sur Londres, parce que le bonheur l’emporte toujours sur le malheur.

Jour 5

Nous visitons aujourd’hui le château Leeds, le village de Canterbury et les falaises de Douvres.

Le petit château de Leeds, érigé en 1120, s’étale, tel un joyau paisible au milieu de jardins et de rivières. Il fut la résidence royale du roi Édouard en 1278. Plusieurs figures médiévales y ont aussi habité, et par la suite, Catherine d’Aragon, mère d’Élizabeth I. Ce palais romantique est ouvert au public depuis qu’une descendante, Lady Olive Baillie, l’ayant acheté, avait fait promettre qu’à sa mort, en 1974, on le remette au gouvernement anglais pour qu’il en fasse un lieu touristique et historique. Des mariages s’y célèbrent chaque année. L’endroit est à couper le souffle. C’est comme si l’on voyait ses fantômes nous projeter dans le temps qui s’était arrêté. C’est là où j’ai vu des Cygnes noirs pour la première fois.

Les jardins sont minutieusement entretenus.

On sent la tranquillité des lieux.

Canterbury, située dans le Kent, est une ville au sud-est de l’Angleterre, coquette à souhait, et l’une des villes les plus visitées du Royaume-Uni. On comprend facilement pourquoi. Sa cathédrale, siège de l’église anglicane, fait sa renommée. L’assassinat de l’archevêque Thomas Becket y est aussi pour quelque chose. Le roi Henri II était son ennemi et ses partisans lui ont coupé la tête. En 1173, Becket a été canonisé et déclaré martyr. Il a été enterré sous la cathédrale et depuis, des milliers de miracles se produisent près de son tombeau.

Aujourd’hui, on prie autour de cette chandelle significative, à l’endroit même où Thomas Becket est enterré.

 

On trouve plusieurs petites boutiques de vêtements et d’artisanat sur les rues de la ville, des restaurants aussi. J’aurais bien aimé y passer  quelques heures de plus.

Vue de côté de la cathédrale Canterbury

Derrière la cour de la cathédrale, on y trouve de superbes maisons anciennes où habitait autrefois le clergé.

Une des nombreuses voûtes intérieures

Que dire maintenant des Dover Cliffs (falaises de Douvres), ces falaises blanches escarpées à 400 pieds au-dessus de la mer où des centaines de militaires américains sont morts au combat durant la Deuxième Guerre mondiale? Voyez par vous-même…

Au moment de notre passage, le brouillard était tellement dense qu’on ne voyait pas plus loin que le nez du voisin. Pour la photo, on repassera.

Me voici au milieu du vent et du brouillard. (On est censés voir la mer du Nord et la Manche, et de l’autre côté, le pas de Calais, en France.) Ça fait partie de l’aventure d’un voyage à Londres!

Un monument trône devant les falaises : le nom de tous ceux qui ont péri à cet endroit à bord de leurs avions de combat.

Jour 6

Début de journée sous le signe du recueillement. Voici l’histoire. La veille, mon conjoint et moi avions choisi deux restaurants pour notre souper : un à l’est et l’autre à l’ouest de notre hôtel à pied. Nous avons opté pour l’italien à l’est. Au retour du restaurant, vers 22 heures, nous avons vu plusieurs auto-patrouilles qui roulaient à vive allure sur le boulevard. J’ai pensé : « C’est grave. » À notre arrivée à l’hôtel, environ 30 minutes plus tard, on a regardé les nouvelles londoniennes. Un attentat avait été perpétré par un tueur fou tout près du restaurant situé à l’ouest de notre hôtel. Le restaurant italien nous avait peut-être sauvés! Une touriste est morte près du parc, et plusieurs autres individus ont été blessés.

Nous avons été sur les lieux de l’attentat, où des gens déposaient des fleurs. Triste dénouement pour plusieurs.

Une équipe de journalistes et de caméramans étaient sur les lieux pour commenter l’attentat.

 

Nous avons discuté longuement avec ce témoin londonien sur les circonstances du tragique événement. Le tueur a été capturé.

Trêve de malheur, se promener à Londres est très agréable. Traîner un petit parapluie avec soi est toujours pratique, mais il n’y pleut pas tout le temps. En fait, Paris surpasse Londres en nombre de millimètres de pluie reçus chaque année. Le temps est souvent gris, alors on en profite quand le soleil sort de sa cachette.

Le pont-levis de Londres (Tower Bridge)

Pour le voir de près, ce fameux pont, mieux vaut y aller en autobus à toit ouvrant qui l’emprunte pour traverser la Tamise.

Derrière le pont-levis, on peut visiter la tour de Londres (Tower of London) et en connaître plus sur les batailles qui ont marqué cette ville. La tour et ses forteresses ont été construites autour de 1067.

À l’intérieur des murailles de la tour de Londres, on assiste à un rituel de marche militaire. Les sourires ne sont pas à l’honneur.

En se promenant à pied à Londres, on y découvre de petites merveilles.

Jour 7

Londres compte 8,6 millions de personnes sur un total de 60 millions en Angleterre. Les Londoniens habitent dans 39 quartiers et on s’y déplace à pied, en métro, en train ou en autobus. Le métro est quand même cher quand la distance se marche. Autrement, on prend des billets de Hop-on Hop-off et c’est la meilleure façon de visiter les quartiers.

Certains parcs sont à voir : Regent, Hyde Park,  Kensington Gardens et le Green Park (derrière le Palais de Buckingham).

Le dernier jour, nous avons donc déambulé dans certains quartiers et nous sommes arrêtés au Royal Albert Hall. C’est notre Place des Arts en version anglaise et avec un siècle de plus. La visite de la salle de spectacles circulaire vaut le détour. On en apprend sur les artistes qui y ont fait leurs prestations. On voit la loge privée d’Élizabeth II et certaines coulisses.

La salle de concert Royal Albert Hall

La statue Albert Memorial recouverte d’or a été érigée en face du Royal Albert Hall en l’honneur du prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, membre de la famille royale britannique.

Me voilà la vedette au Royal Albert Hall!

La palais de Kensington est situé sur le bord du parc Kensington Gardens. C’est là où le duc et la duchesse de Cambridge habitent (prince William et Catherine Middleton).

Dans la cour du palais royal

 

Le palais de Kensington donne sur une rue tranquille qu’on a cru bon emprunter pour se rendre sur Kensington Road. Attention, les photographies sont interdites! Le consulat d’Irak y est, avec des gardes postés devant, mitraillettes à la main. Je me suis demandé qui oserait pénétrer sur cette rue, où un garde armé attend les conducteurs et où chaque passant est considéré comme un agresseur potentiel.

Vraie statue, vous croyez?

Ainsi se termine mon dernier article sur Londres (dernier? Non, sûrement pas, puisque j’y retourne l’été prochain!).

 

Lire Londres en sept jours – Jours 1 et 2

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Au British Museum, on retrouve de tous les genres de statues, mais celle-ci est un peu spéciale. Il s’agit bien d’un être momifié du temps des Pharaons d’Égypte. On y apprend, entre autres, comment le processus de momification se déroulait à cette ère. Ce n’est pas le genre de métier que j’aurais aimé pratiquer, en tout cas.

Jour 3

Notre troisième journée a commencé sous le signe des retrouvailles joyeuses. Nous avions donné rendez-vous à un couple qu’on avait rencontré il y a deux ans en croisière, et à qui on écrivait de temps à autre. Jennifer et Martin ont été tout aussi impressionnés que nous par le British Museum, même si ce sont de vrais Anglais (je croyais à tort qu’ils avaient déjà visité tous les musées de la ville).

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La rue la plus étroite de Londres, j’en suis convaincue. Même Jack L’Éventreur n’aurait pas eu de place pour traîner ses victimes dans cette rue. Mais on est quand même à quelques minutes du quartier East End où se sont déroulés ses assassinats.

Tous ces joyaux provenant de tous les coins de la terre et qui ont leur propre histoire méritent qu’on s’y attarde. Je l’avoue, pas tous, car on pourrait passer facilement une semaine à ce musée, tellement il est immense.

Les musées de Londres sont gratuits, mais il y a tant à faire en sept jours que c’est le seul musée qu’on a eu le temps de visiter un peu.

Avec nos amis, nous nous sommes ensuite promenés dans les rues achalandées du quartier Covent Garden, pour aller voir l’endroit où il y a le plus de touristes de Londres : Le Big Ben, l’abbaye de Westminster et le parlement de Londres, près de la Tamise. On passe même devant l’ambassade du Canada, dont la façade est imposante, belle comme tout avec ses longues colonnes et garnie de drapeaux rouge et blanc.

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Tout en marchant, nous explorons l’arrière des édifices où les écuries royales se trouvent, près du palais de Buckingham. On aperçoit la grande roue « Golden eye » au loin, si représentative de cette ville.

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Tout près de là, derrière les écuries, un grand parc magnifique expose toute la richesse de ses jardins.

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Le parlement de Londres, dans toute sa majesté.

Jour 4

Dès le lendemain, on se lève tôt, car nous avons un voyage en train à faire jusqu’au Château de Windsor. On n’a pas pris de tour guidé en autobus, le trajet se fait très bien, ce n’est pas compliqué et il y a une station juste à côté du palais. Du centre-ville de Londres, ça prend moins d’une heure.

 

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Vue de l’extérieur du Château de Windsor, là où la reine passe la plupart de ses week-ends, sauf en juillet et en août.

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Du haut de la tour du Château de Windsor, on pouvait observer les environs. La vue est magnifique et on était chanceux que la famille royale était en vacances en Écosse, on a pu y grimper. Sinon, la tour ne peut être visitée des touristes.

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Nous voici grimpés plus haut. Une seule vue ne peut être prise en photo, et c’est celle qui donne sur la chambre de la Reine, pour sa sécurité et son intimité.

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Celui-là n’avait pas l’air de voir grand-chose. Moi qui aime bien m’approcher du danger, ici, j’ai eu presque le bout du fusil dirigé vers moi…

Après la visite du Château de Windsor, nous sommes allés déambuler dans les rues autour. Le village est très coquet, avec ses petites rues résidentielles, ses terrasses et ses parcs cachés par d’immenses arbres matures. Nous avons été pris par la pluie – ça m’a obligée d’acheter un parapluie de Londres!

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Nous sommes arrêtés au restaurant Nicholson pour un bon repas de viandes à partager. Quoi de mieux aussi qu’une bonne bière et une bière d’épinette de la pure tradition londonienne?

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Avant notre retour en train, j’ai voulu me réchauffer (car il pleuvait encore!) par un bon thé anglais. Le préposé au kiosque m’a demandé : « Do you want a stupid little biscuit with your tea? » J’ai ri et acquiescé, mais quand j’ai vu le biscuit, j’ai compris que c’était vraiment ce qu’il m’offrait! Ah ah!

Lire Londres en sept jours – Jours 5 à 7

Si Dieu a créé le monde en sept jours, la ville de Londres, elle, traite d’innocent le monde qui croit qu’on peut la visiter en sept jours. Je fais partie des innocents. Cette ville est si grande et a tant d’attraits à explorer que même les Anglais n’en sont jamais saturés.

Jour 1

Premier petit-déjeuner en terre anglaise. Après avoir déposé nos valises à l'hôtel, on s'est retrouvés à ce resto turc Café Istanbul Bistro. Ça ne commençait pas bien. Le service était exécrable (on a attendu 1 h 30 avant de manger) et la nourriture était infecte (même le pain brun goûtait le rassis). Même si TripAdvisor donnait une excellente cote au resto, ne vous y fiez pas trop, c'est ma pire expérience culinaire de tout le voyage!

Premier petit-déjeuner en terre anglaise. Après avoir déposé nos valises à l’hôtel Mélia White House, on s’est retrouvés à ce resto turc Café Istanbul Bistro. Ça ne commençait pas bien. Le service était exécrable (on a attendu 1 h 30 avant de manger) et la nourriture était infecte (même le pain brun goûtait le rassis). Si TripAdvisor donnait une excellente note au resto, ne vous y fiez pas trop, c’est ma pire expérience culinaire de tout le voyage!

Après ce petit-déjeuner mémorable, nous avons fait fi de notre fatigue et avons bravé la pluie intermittente en nous promenant dans le Regent’s Park, près de notre hôtel. Des jardins fabuleux, des étendues d’eau et de nombreux oiseaux font de ce parc une oasis de paix, nous faisant oublier le tumulte de Londres.

Pour les amants de la nature et des oiseaux, Regent's Park, c'est le paradis!

Pour les amants de la nature et des oiseaux, Regent’s Park, c’est le paradis! Ne vous y trompez pas, les tas noirs à droite de la photo n’en sont pas, même si on en retrouve en grande quantité sur le terrain, cadeaux des outardes. Ce sont des canards au repos.

Les arbres anglais ont parfois une bien drôle de nature… on dirait un sapin « désépiné »!

Cette photo résume à elle seule la ville : taxi typiquement londonien, gerbes de fleurs accrochées aux fenêtres et collègues de travail fêtant leur début de week-end en prenant un verre au bar du coin.

Cette photo résume à elle seule la ville : taxi typiquement londonien, gerbes de fleurs accrochées aux fenêtres et collègues de travail fêtant leur début de week-end en prenant un verre au pub du coin.

Chaque couleur de taxi représente une compagnie particulière. Je me demande bien à quelle compagnie ces trois taxis appartiennent...

Chaque couleur de taxi représente une compagnie particulière. Je me demande bien à quelle compagnie ces trois taxis appartiennent…

Jour 2

On se rappelle qu'Harry Potter a vécu à Londres quand on voit qu'il est impossible d'acheter des billets avant UN AN pour la comédie musicale qui commence aujourd'hui même. Le lancement du nouveau roman portant le même nom vient justement de faire fureur dans la capitale : les librairies étaient restées ouvertes bien passé 21 heures afin de vendre ce fameux livre tant attendu.

On se rappelle qu’Harry Potter a vécu à Londres quand on voit qu’il est impossible d’acheter des billets avant UN AN pour la comédie musicale qui commence aujourd’hui même. On a aussi lancé le nouveau roman portant le même nom : les librairies sont restées ouvertes jusque tard dans la nuit afin de vendre ce fameux livre que tous les admirateurs attendaient.

Mimique plutôt réussie de la part de mon conjoint. Ce bonhomme en cire fait partie du musée « Believe It or Not! » au centre du quartier Piccadilly Circus.

À Londres, les cônes oranges servent aussi d'instrument de musique!

À Londres, les cônes orange servent aussi d’instrument de musique!

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Le palais de Buckingham, résidence principale de la Reine Elizabeth II. La visiter est intéressant et ne prend qu’environ deux heures. On peut voir les robes et costumes de la reine à différentes époques, ainsi que visiter, en août et septembre, les appartements qu’elle occupe dans ses fonctions (state rooms), ce que nous avons fait. Pas le droit de prendre des photos de l’intérieur, évidemment.

Sur les remparts de pierre contournant le palais, on peut remarquer les pics décourageant les intrus à infiltrer son enceinte.

Sur les remparts contournant le palais, on peut remarquer les pics décourageant les intrus à infiltrer son enceinte.

Communément appelée le Big Ben, cette énorme horloge est annexée au parlement de Londres. On remarque aussi des policiers chargés de surveiller les lieux touristiques. Pourquoi l'un porte-t-il un chapeau haut-de-forme et l'autre pas? Cela fait partie des mystères non résolus...

Communément appelée le Big Ben, cette énorme horloge est annexée au parlement de Londres. On remarque aussi des policiers chargés de surveiller les lieux touristiques. Pourquoi l’un porte-t-il un chapeau haut de forme et l’autre pas? Cela fait partie des mystères non résolus…

Les calèches se font plutôt rares à Londres. Celle-ci faisait sans doute partie de la collection royale.

Les calèches se font plutôt rares à Londres. Celle-ci faisait sans doute partie de la collection royale.

L’abbaye de Westminster, là où les rois et reines sont encore couronnés et où on y célèbre les funérailles des monarques. Certains y sont même enterrés.

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En face du palais de Buckingham passait le tour cycliste de Londres. Celui-ci dure deux jours et est organisé chaque année depuis que l’avait décidé Boris Johnson, ex-maire de Londres, un fervent de cyclisme. Plus de 80 000 cyclistes (familles et professionnels) y participent.

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Devant le palais, on retrouve une statue de la reine Victoria. Paraît-il qu’elle était aussi rigide que son sourire, absent. Cette statue fut inaugurée en 1911 par George V, voyant sûrement une ressemblance entre le caractère grisâtre de sa grand-mère et la grisaille du temps londonien.

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La rue piétonnière de Shaftsbury Avenue dans le quartier des théâtres et restaurants du centre de la ville. C’est là qu’on a acheté nos billets de dernière minute pour The Lion King. Le théâtre Lyceum, où on a assisté au spectacle haut en couleur, a été inauguré en 1834. Inutile de dire qu’on se croyait tout droit sortis d’une autre époque.

Notre deuxième journée s’est terminée en beauté, car après avoir assisté à la représentation du Roi lion, nous sommes allés manger au restaurant Flat Iron sur la rue Denmark. Je le recommande chaudement, car ce restaurant sert des steaks de première qualité à un prix extrêmement abordable. Le service est aussi impeccable que son ambiance, branchée.