Du contenu au coeur de vos actions

091Pour moi, l’Asie, c’était une première. Mon vol vers Hong Kong, avec un arrêt à Pékin, était long, mais moins pénible que ce à quoi je m’attendais. Air China avait une heure de retard. Le service était bon, mais sans plus. Au prix qu’on avait payé, on s’y attendait. Ils ont surtout du chemin à faire pour égaler la qualité de nourriture qu’on nous sert à bord des vols de compagnies aériennes canadiennes ou américaines. (Qui a dit que les repas étaient horribles à bord d’un avion?) Malgré tout, me sentir dépaysée au premier coup d’œil après l’embarquement, j’ai bien aimé. Les films présentés à bord étaient presque tous en chinois, quelques-uns sous-titrés en anglais. Oublions les films américains à effets spéciaux! La censure se sent. Même dans la romance.

Hong Kong était dans la brume la première journée de notre arrivée. J’ai pensé : la pollution est-elle en cause? On dit que oui, mais cette mégapole chinoise est moins polluée que Pékin ou Shanghaï. Tout de même. Je fus surprise de ne pas suffoquer. Faut croire qu’on s’habitue à tout. Par contre, un habitant sur cinq environ porte un masque sur le nez pour se prémunir de je ne sais quel microbe.

222Ce qui frappe

Douze heures de décalage horaire d’avec Montréal. Ce n’est pas rien. Le dépaysement passe aussi par l’heure. Par les multitudes de chantiers de construction en constante opération. Par la qualité, le confort, la sécurité, l’efficacité et le coût abordable des métros. Par le nombre de personnes dans les rues. Par ses tramways multicolores. Par certaines toilettes publiques pour dames sans cuvette (eh oui, il n’y a qu’un trou au plancher!). Par ses édifices aussi hauts que le ciel. Par la livraison de sable qui sert à créer de nouvelles terres habitables en plein centre-ville. Par l’érection de mini abris pour typhons. Et surtout, surtout, par les files d’attente de jeunes femmes à l’extérieur des boutiques de très grand luxe (je me demande bien d’ailleurs comment quelqu’un de 25 ans peut se payer une sacoche à 2 000 $ quand son minuscule logement de 500 pieds carrés lui coûte 2 000 $ en dollars US de loyer par mois!).

263Hong Kong se transforme, s’agrandit, se renouvelle. Tout le monde s’active dans cette ville; la fainéantise n’existe pas. Les gens sont plus sympathiques ici qu’à Pékin, héritage de la domination britannique de 150 ans qui s’est terminée en 1997. Depuis que Margaret Thatcher a cédé Hong Kong à la Chine, beaucoup de Hongkongais ont déménagé au Canada et aux États-Unis, de peur de voir leurs privilèges de capitalisme anéantis quand le socialisme reprendra le contrôle 50 ans plus tard.

178En banlieue de Hong Kong s’élancent plages, cimetières et montagnes. On peut y monter par le typique funiculaire Peek Tram, pour une vue spectaculaire. La ville compte 8 000 gratte-ciel, soit deux fois plus que la ville de New York. Sur 37 millions d’habitants, il n’y a que 27 000 agents de police. Pourtant, partout où l’on est allés, on s’est toujours sentis en sécurité. J’imagine que quand tout le monde travaille, la violence est moins présente.

La cuisine cantonaise est leur spécialité, mais la cuisine internationale y est aussi délicieuse. La longévité des Hongkongais est la plus élevée au monde, avec une moyenne d’âge au décès de 82,2 ans. Le mandarin est la langue officielle de Hong Kong, mais à part 谢谢 (prononcé tché-tché, pour « merci »), je n’ai rien appris d’autre. D’ailleurs, le goût de l’étudier m’a passé quand j’ai appris que la langue chinoise contenait 47 000 caractères différents!

Mes recommandations sur Hong Kong

154Pour manger des dumplings et des Dim-Sum de qualité, c’est chez Tim Ho Wan qu’il faut aller. La nourriture est tout simplement d-i-v-i-n-e et le resto a une étoile Michelin à son palmarès. Et le prix? À deux, on s’en sort en bas de 30 $ US! C’est une expérience en soi, puisque beaucoup de jeunes Hongkongais en font leur lieu de rencontre et il y a peu de touristes. On attend environ 45 minutes en file, à toute heure du jour, puisqu’ils ne prennent aucune réservation. L’ambiance est plus style cafétéria que salon et il ne faut pas avoir peur de la proximité. On commande sur papier et on est servi en un rien de temps. Ah oui! Ne le cherchez pas trop longtemps avec l’adresse, il est situé sur un étage inférieur, dans le métro!

109Autre attrait : le Sky100, situé dans un édifice haut de 100 étages (un des plus hauts au monde) sur l’île de Kowloon, avec vue à 360 degrés sur les îles de Hong Kong. En temps de brouillard, c’est moins intéressant, mais la vue est imprenable. De plus, on peut manger l’équivalent d’un léger goûter  : un peu cher, mais excellent. Si vous avez soif, je vous suggère leurs frappés aux fruits : ils sont « délicionnets »! Pour une pause photo, allez-y de votre plus beau sourire devant les panneaux où vous pouvez faire un souhait afin qu’il se réalise. Les Chinois sont très superstitieux…

Petit conseil : si vous allez au Sky100 avec l’autobus Hop on Hop off, informez-vous à quelle heure l’autobus repasse, et ne le manquez pas, faute de quoi vous attendrez longtemps dans le stationnement souterrain grisonnant.

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Me voici attablée en haut de Sky100. Disons que j’étais attablée, oui, mais l’image des serveurs n’a qu’une dimension… et que les assiettes étaient encastrées dans la table! Ces Chinois ont quand même un très bon sens de l’humour.

Se promener en Sampan, sorte de petite barque délabrée, fait aussi partie de mes coups de coeur. Se laisser flotter parmi les petits bateaux de pêcheurs sur la mer de Chine, à Aberdeen, où fourmille une vie fossile sur des fonds de modernité, c’est confondant. Des habitants, faute d’argent pour se payer un loyer dans une de ces immenses tours aussi pareilles les unes que les autres, doivent vivre sur leur chaloupe qui prend l’eau. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller dîner aux restaurants flottants, mais paraît-il qu’ils servent d’excellents fruits de mer et poissons.

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Restaurants flottants d’Aberdeen en mer de Chine

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La désuétude et le modernisme se côtoient allègrement.

J’espère que ce survol de Hong Kong vous donnera l’envie d’y aller à votre tour, que j’ai su faire de cet article tout sauf un casse-tête chinois…

Prochain billet, rejoignez-moi à Macau.

 

 

 

 

 

 

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PFK et Starbucks, ainsi que plusieurs autres chaînes américaines, font partie du paysage du centre-ville de Budapest, en Hongrie.

Je n’avais aucune attente avant d’arriver à Budapest, en Hongrie. Je savais que c’était une vieille ville européenne un peu grise. Sous ses dehors austères se cache une multitude de couleurs, de cultures et de charmes. Elle n’est surtout pas vieille, mais respire plutôt la jeunesse, grâce à son dynamisme et son ouverture sur le monde.

Là où l’histoire fait peur

Tous les touristes apprendront que le nom de Budapest vient des villes de Buda (ne pas confondre avec Bouddha, même si on le prononce pareil), de Pest et d’Obuda. Les trois se sont regroupées pour devenir Budapest au 19e siècle.

À la Deuxième Guerre mondiale, les troupes allemandes prennent possession de la ville et créent un regroupement, les Croix fléchées. Plus de 400 000 juifs hongrois sont alors déportés et cette ville européenne fait partie de celles qui ont été les plus bombardées. Ce qui m’amène à ma première visite en terre hongroise : la Maison de la Terreur.

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Devant la Maison de la Terreur, on a exposé ces chaînes pour commémorer ceux qui ont été faits prisonniers, qui ont été tués ou torturés par les membres des Croix fléchées, lors de la Deuxième Guerre mondiale.

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Quelques objets ayant appartenu aux prisonniers sont exposés dans ce caveau au sous-sol de la Maison de la Terreur.

Cœurs fragiles, s’abstenir. Les émotions se font sentir avant même d’entrer dans cette maison. Des photos de personnes massacrées jusqu’en 1956 à l’intérieur des murs parsèment l’immeuble . Quand on entre, à la file, on est plongé dans la noirceur d’une musique dramatique. Le guide audio est nécessaire pour comprendre l’histoire et les atrocités qui se sont passées là. Mon moral est à plat. Vous ai-je dit qu’il fallait être fait fort pour visiter cette maison?

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Une cellule de torture

Il faut croire que les esprits étaient encore présents, car au moment de mon arrivée dans une cellule de prisonnier située au sous-sol, mon appareil-photo a cessé de fonctionner. Pas moyen de prendre une seule photo de cette salle humide qui fut jadis malodorante de malheur. Les Hongrois ne se sont sortis entièrement de l’emprise des Croix fléchées qu’en 1991.

À ma sortie de cellule, ô miracle! mon appareil-photo a ressuscité.

Là où les attraits ne manquent pas

Avez-vous déjà vu le film « L’hôtel Grand Budapest »? L’action se déroule dans le « Grand Hotel Royal », là où nous avons logé durant les 3 jours de notre séjour à Budapest. Maintenant appelé le Corinthia Hôtel Budapest, il fut construit en 1896 et complètement rénové ces dernières années en un hôtel de luxe. La grande piscine du sous-sol, de style hammam, est identique à celle que l’on voit dans le film. À se demander si les prises de vues ont été tournées là…

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Le hall d’entrée au Corinthia Hotel Budapest est tout simplement grandiose.

Ce qui est bon avec cet hôtel, c’est son emplacement central et ses chambres spacieuses et luxueuses. Il est situé à deux pas de l’avenue Andrassy et du métro, et de tous les restaurants, magasins et musées. Le service est digne des 5 étoiles qu’on lui accorde. Par contre, tout au long de notre séjour, nous nous sommes contentés de restaurants à l’extérieur (même pour les déjeuners et dîners), car, bien que l’hôtel possède un atrium intérieur d’une beauté indéniable où il aurait fait bon manger, les prix du menu à ce restaurant, plus que les fantômes, nous ont fait fuir.

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Par exemple, le premier soir, nous avons mangé au restaurant vietnamien Ha Noi Pho pour environ 25 $. L’ambiance était relaxante et la qualité des mets, exemplaire.

À Budapest comme ailleurs dans les grandes villes, le système Hop on Hop off est très efficace. Nous avons donc acheté notre laissez-passer de deux jours, ce qui nous a permis de faire un tour guidé de nuit en autobus, de voir un magnifique coucher de soleil du haut de La Citadelle sur le Mont Gellért, de visiter tous les attraits de la ville sur cinq circuits d’autobus de jour, de faire un tour guidé à pied et de faire la plus éclatante croisière de notre vie.

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Au sommet du Mont Gellert, à Budapest. On peut s’y rendre à pied ou en autobus.

 

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Le Parlement de Budapest, vu du Danube, le soir

Le soir, la croisière sur le Danube est des plus spectaculaires. Observer la ville, Buda d’un côté et Pest de l’autre, est impressionnant grâce à un éclairage de nuit judicieusement choisi. On peut y voir, entre autres, le Parlement de Budapest, d’une richesse infinie, le palais royal, les grands hôtels et l’île Marguerite.

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Les souliers de métal, commémorant les Hongrois qui ont été exterminés et jetés dans le Danube.

Une promenade à pied sur le bord du Danube nous transporte aussi au temps des fusillades des prisonniers par le parti des Croix fléchées. En 2005, deux artistes ont décidé de créer des chaussures en métal en l’honneur des personnes disparues à cet endroit dans le fleuve. Ces derniers devaient se déchausser avant leur exécution. Aujourd’hui, on y dépose des chandelles à l’intérieur.

Malgré les tourments qu’a connus Budapest, cette ville retombe vite sur ses pieds. Et c’est sur cette note optimiste que j’aimerais vous diriger.

Là où le bain guérit tous les maux

Budapest est renommée pour ses eaux thermales thérapeutiques. Plusieurs établissements ont été érigés pour accueillir les gens voulant être guéris de troubles respiratoires et de douleurs musculaires. Se plonger dans les sources d’eau chaude miraculeuses est propice au bien-être. Ce sont les Turcs qui ont implanté leur savoir-faire en matière de bains thermaux à Budapest. Les bains Rudas existent encore du côté de Buda et datent du 16e siècle. Ce sont les plus anciens. Les bains Széchenyi trouvent des adeptes depuis le début du 20e siècle. Liste des principaux bains à Budapest

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L’entrée des bains Széchenyi de Budapest

Là où Sissi s’en mêle

Moi qui pensais qu’en quittant Vienne, je quittais aussi l’histoire de Sissi. Non. Qu’est-ce que l’impératrice Sissi a à voir avec Budapest? L’Autriche venait de perdre la guerre contre la Prusse. Sissi a donc décidé de protéger ses enfants en les accompagnant en Hongrie, faisant confiance à son bon ami le comte Gyula Andrassy de Hongrie. L’empereur François 1er (époux de Sissi) le nomma même président du conseil et ministre de la Défense. En amour avec la Hongrie, Sissi réussit à convaincre l’empereur d’établir l’Empire austro-hongrois en 1867. Durant notre visite à pied, qui partait de l’Opéra, notre guide nous a confié que certains ont prétendu que Sissi avait une liaison torride avec Andrassy, puisqu’ils allaient souvent à cheval à la chasse ensemble. Mais ça, l’histoire n’en cite aucune preuve.

En résumé, on ne s’ennuie pas à Budapest. Les gens sont accueillants et fiers de leur ville. Ils parlent bien l’anglais pour la plupart, on s’y sent en sécurité (même dans les rues résidentielles), on peut se brancher sur Internet à peu près partout en ville et on y mange de façon délicieuse. Les multitudes d’histoires que vous y entendrez feront partie de votre bagage de voyage pour longtemps. Bonne visite!

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Au bout de la rue se trouve la basilique Saint-Étienne, monument catholique le plus important de Hongrie. Son dôme s’est effondré en 1868, mais a été reconstruit dans un style néo-Renaissance.

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Sur le Danube

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Prise du côté de Buda depuis le palais royal, cette photo nous montre la vue sur Pest. Dommage que le temps gris ne nous a pas permis de rendre ce paysage encore plus magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

La devanture du château de Schönbrunn

Le château de Schönbrunn

Le château

Amoureux de palais, de grands jardins, de vues spectaculaires et d’animaux, le château de Schönbrunn vaut le déplacement. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996, il attire 1,5 million de visiteurs par an, ce qui en fait l’un des sites les plus visités de Vienne. Je vous conseille d’y aller le matin, pour éviter les foules. Cela ne vous prendra qu’environ 25 minutes en autobus, du centre-ville. Comptez presque une journée pour la visite. Si, comme moi, vous adorez les animaux, alors le zoo de Schönbrunn vous gardera captif encore plus longtemps.

Jardins de l'Orangerie

Jardin de l’Orangerie

Les jardins

Sitôt votre billet acheté, rendez-vous à gauche du palais, où vous trouverez le Jardin de l’Orangerie et le jardin du prince héritier (fermé en hiver).

Le Jardin de l’Orangerie a été construit sur les ordres de Wilhemine Amalie, la veuve de l’Empereur François I. Une immense serre avec plancher de béton chauffant (imaginez le chauffage à l’eau de l’époque!) servait à hiberner toutes les plantes du château de Schönbrunn.  Lors de notre passage, la serre était vide, puisque l’été, tous les plants en pots sont sortis à l’extérieur pour profiter de la chaleur naturelle. À l’automne, ils sont rentrés. On y retrouve des plantes et arbustes de toutes les parties du monde. J’en ai même vu provenant du Canada!

Aujourd’hui, une partie de la serre, qui a été restaurée, accueille des événements et on y organise des concerts de musique classique, avec des acteurs en habits d’époque.

Jardin du prince héritier

Jardin du prince héritier

Implanté en 1875, le jardin du prince héritier Rodolphe, quant à lui, était le jardin privé de la famille impériale. On peut voir la vue de ce jardin du haut d’un petit promontoire.

Vue du château du haut de la Goélette

Vue du château du haut de la Goélette

Le parc

Le parc de Schönbrunn est immense et situé derrière le château. Au fond du parc se trouve la Goélette, avec un restaurant-terrasse (excellente nourriture, au fait). Faut-il d’abord y monter. L’ascension peut être longue, selon votre degré de forme physique. Si le cœur vous en demande encore, arrivé à la Goélette, montez à son sommet pour que votre vue de la campagne et de la ville soit optimale.

La Goélette

La Goélette

Le jardin du parc a été aménagé à partir de 1750, sous le règne de Marie-Thérèse et son époux François Stéphane de Lorraine, et il est de style baroque. On peut s’y perdre assez facilement si on s’éloigne de son centre et décide d’emprunter le labyrinthe ou le dédale.

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Avec ses animaux exotiques, sauvages ou marins, le Jardin zoologique de Schönbrunn est le plus beau qu’il m’a été permis de visiter jusqu’à maintenant.

Le zoo

Le zoo de Schönbrunn était mon premier coup de cœur de la journée. Situé dans le parc de Schönbrunn, parmi ses collines, il est le plus vieux zoo au monde! Il a été construit en 1752 et on y retrouve plus de 500 espèces animales, dont des ours polaires, hippopotames, buffles, serpents, pandas géants, éléphants, tigres de Sibérie. Bien qu’il a su conserver son cachet d’autrefois, il est aussi le plus moderne grâce à ses enclos, ses méthodes pour créer des habitats naturels et ses équipements.

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Les ours polaires s’amusent avec un ballon et un seau.

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Les animaux marins ne sont pas en reste dans ce zoo. On peut y observer des groupes de manchots se baigner sur leur plage privée.

Au château de Schönbrunn, plusieurs autres activités sont possibles, à part la visite elle-même du palais : se baigner dans la piscine de l’empereur François-Joseph, visiter la collection de voitures historique des Habsbourg, apprendre à cuisiner les fameux strudels aux pommes viennois (et y goûter!) et assister au Théâtre de Marionnettes. Il y a aussi sur place le musée des enfants, qui montre comment les enfants de la famille royale vivaient. À la fin du tour, les enfants peuvent se déguiser en prince ou princesse.

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Je n’ai aucune photo de l’intérieur du palais, car nous n’avions pas le droit d’en prendre. Le palais est beau, comme tous les palais, sans doute. Peut-être suis-je rendue blasée parce que j’ai trop visités de châteaux? Je n’ai retenu que peu de choses : fresques, hauts plafonds, or, décor faste.

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Le spectacle Wiener Residenzorchester au palais Auersperg

L’opéra

Réputée pour ses opéras de grande qualité, Vienne nous assaille à chaque coin de rue près de l’Opéra national pour nous vendre des billets pour l’un ou l’autre des spectacles quotidiens se tenant dans différents palais. Certains de ces spectacles sont de qualité supérieure (ceux-là coûtent plus cher, évidemment, et on doit réserver), et d’autres sont de qualité moyenne, à un prix raisonnable. Nous nous sommes laissés tentés par un opéra au palais Auersperg, qui reprend certains airs classiques connus. Quelle ne fut pas notre surprise de reconnaître notre vendeur de billets d’opéra devenu musicien sur scène, le soir venu! Ce palais n’est pas grand et aurait besoin de se faire rafraîchir. Par contre, dans la salle, au milieu de candélabres, le son est parfait. Les chanteurs et musiciens sont tous excellents. Les chaises, trop droites, des spectateurs, un peu moins. Mais on s’attendait à ça, après tout, chaque billet coûte 42 euros (environ 50 % de rabais si on l’achète le jour même ou un jour avant, et ça vaut la peine, car les places ne sont pas réservées. Les premiers arrivés obtiennent donc les meilleures chaises).

Toujours est-il que quand l’opéra a commencé, j’ai tout oublié : notre arrivée en catastrophe (on a cherché longtemps le fameux palais), mon mal de pied à trop marcher avec mes talons hauts, l’inconfort des chaises, le temps maussade à l’extérieur. Se faire chanter, jouer et danser du Mozart et du Strauss, c’est une pure merveille, une musique à mes oreilles, un décor gravé à jamais.

C’était mon deuxième coup de cœur, vous l’aurez deviné.

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Terrasse intérieure du restaurant italien Martinelli

Il ristorante

Mon troisième coup de cœur? Le restaurant Trattoria Martinelli, italien à n’en pas douter, nous a permis de finir cette journée de grande classe sur une bonne note. C’était tranquille à l’intérieur à cette heure tardive. On a été accueillis en italien, comme le veut la tradition, par le propriétaire, tout sourire et très exubérant. Le vin, un Chianti Montalbano, était excellent, et tant les entrées que le plat de pâtes principal étaient cuisinés à la perfection. Vraiment, on se serait crus encore plus à Venise que ce que Venise peut nous offrir d’italien.

Ainsi se termine mon voyage à Vienne. Un rêve d’enfance s’est réalisé. « Hé, reviens sur terre, princesse… Demain, Budapest nous attend avec ses mille et une surprises. Sissi pourrait bien être encore de la partie! »

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Le parc de Schönbrunn

 

 

 

 

Je n’ai pas la prétention de faire de belles photos avec mon appareil. Je ne suis pas sur Instagram non plus. Par contre, quand je regarde certaines des photos que j’ai prises lors de mes voyages en 2015, certaines m’interpellent encore. Voici quelques-uns de mes moments forts de l’année.

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Au château de Prague, en République tchèque, j’ai été captivée par cet aigle royal. Cela aurait pu mal se passer, car j’ai touché à ses pattes. Quand la responsable du refuge d’oiseaux m’a vue faire, elle s’est écrié : « No, don’t touch that, it’s very dangerous! » Je me compte chanceuse d’avoir encore mon bras droit… une seule griffe peut te l’arracher en quelques secondes. Et son bec, alors?

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À Cozumel, j’ai réalisé un rêve : nager avec les dauphins. Voyez le bonheur dans mes yeux. La sensation de puissance quand il nous tire sur son dos, c’est unique!

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Moment de rire intense dans un parc national du Honduras. Ce perroquet semble apprécier beaucoup les boutons. On le voit ici arrachant le bouton de la casquette à mon conjoint.

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Au tour à Pierre de rire de moi. Ce gentil petit singe m’a littéralement fait pipi dessus! Peut-être voulait-il marquer son territoire?

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Croisière de soir sur le bord du Danube. Le parlement de Budapest, en Hongrie, dans toute sa splendeur.

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Autre croisière. Cette fois-ci, dans la vallée de Wachau, lors de notre visite à Vienne. Des châteaux comme ceux-ci n’ont pas de prix. Des paysages fabuleux dans la campagne autrichienne.

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Pourquoi cette photo de tombe? Parce que celle-ci est différente : elle est réutilisable. Eh oui! Pour économiser des coûts d’enterrement, les Viennois d’autrefois utilisaient ce genre de système au fond ouvrable. Une fois dans le trou, on n’avait qu’à ouvrir la trappe et le mort tombait dans la fosse. Next!

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Restons dans le macabre. À Budapest, en Hongrie, nous avons visité la Maison de la Terreur. Cellule où les Croix fléchées (nationalistes-socialistes hongrois) et les Nazis torturaient et exécutaient les prisonniers lors de la Deuxième guerre mondiale. Sur le mur du fond, on peut voir les outils de torture.

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L’hôtel où nous avons logé à Budapest: le Corinthia Hôtel Budapest. Pour ceux qui ont visionné le film « L’hôtel Grand Budapest », sachez que c’est l’histoire de cet hôtel qui y est racontée. Il a été construit en 1896 et portait le nom de « Grand Hotel Royal ». On a conservé la grande piscine au sous-sol.

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Ma photo préférée parmi toutes les autres. Je l’ai captée sur le vif dans le centre-ville de Vienne. Les nettoyeurs de rue suivaient la fin du défilé de la fierté gaie… et ils la soutenaient, sans aucun doute.

J’ai hâte de voir ce que me réservent mes voyages de l’année 2016. Munie d’un nouvel appareil-photo, j’ose croire que la qualité de mes photos en sera augmentée. C’est à voir…

 

 

 

 

AdVienne que verra

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Il faut avouer que ces Viennois ont le sens de l’humour… Ici, un éboueur appuyant la fierté gaie.

Gaie ou triste, Vienne n’est jamais zen. Notre deuxième journée a commencé par le défilé de la fierté gaie. Il faisait froid, il pleuvait, mais les gais, eux, étaient vraiment gais.  Du haut de leur char allégorique ou dans la rue, ils faisaient un tapage diurne remarquable de très loin. Nous avons marché plusieurs kilomètres pour attraper un bus qui ne s’est jamais pointé à cause des rues bloquées. Certains circuits d’autobus étaient tombés à l’eau et le responsable des circuits n’avait pas été avisé, donc nous non plus.

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Le dernier char allégorique du défilé de la fierté gaie à Vienne, en ce 20 juin 2015

Autre difficulté : trouver un restaurant de petits-déjeuners. Se pourrait-il que les Viennois ne mangent pas le matin? Après plusieurs heures de recherche, nous avons déniché une place à déjeuner à coût modeste. Sous la terre. Au niveau du métro, près de l’opéra. Pour environ 12 euros, nous avons obtenu deux viennoiseries, un yogourt au granola, deux jus d’orange et deux excellents cafés. Trois matins de suite à manger la même chose. C’est ma faute, je voulais éviter Starbucks à tout prix, juste pour contredire mon conjoint.

Visites intérieures

Les Lipizzans sont d'un blanc immaculé. Remarquez en arrière-plan le cheval qui veut faire à sa tête...

Les Lipizzans. Remarquez en arrière-plan le cheval qui veut faire à sa tête…

Étant donné le mauvais temps, nous avons décidé de nous imprégner des musées situés à deux pas de notre hôtel. Juste à côté du bâtiment d’entrée du Musée Sissi se trouve l’École espagnole d’équitation. J’ai eu la chance de pouvoir toucher ces magnifiques chevaux Lipizzans blancs après leur entraînement matinal, même si un garde m’en interdisait l’accès. Mon amour des chevaux a été plus fort…

Une des pièces du Musée de l'argenterie

Une des pièces de la Collection d’argenterie de l’impératrice

Le Musée Sissi comprend six salles. On y apprend tout de l’enfance d’Élisabeth, son penchant pour les chevaux, le culte qu’elle vouait à la beauté, sa relation avec son mari le roi, ainsi que les détails de son attentat. Sur les lieux mêmes, on visite la Collection d’argenterie et les appartements impériaux.

Une croisière sur le Danube

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Croisière le long du Danube, en Autriche

Éloignons-nous un peu du centre-ville. La campagne autrichienne vaut le détour, surtout quand le soleil montre son visage. Le petit village de Spitz, où on débarque de l’autobus, est mignon comme tout. Des collines de vignes nous encerclent. C’est à partir de là que des tours organisés nous voyagent sur des rives enchantées pour une croisière d’une demi-journée : le Danube. Comme dans la chanson « Le Danube bleu ». Détrompez-vous. Le Danube n’est pas bleu. Il est plutôt brunâtre. J’ai été un peu déçue par sa couleur, tout de même, mais on nous dit que ce n’est pas parce qu’il est trop pollué. Ah bon.

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Un des châteaux que l’on voit du Danube

La vallée de la Wachau, longue de 36 km, est à couper le souffle. Elle fait partie de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Tout au long de la croisière, on peut y voir 14 abbayes, mais on ne peut toutes les visiter. On passe devant Krems, où ont été construits les plus beaux immeubles baroques d’Autriche. On voit le village de Dürnstein où 70 % du vin blanc du pays y est produit. On aperçoit même le château, plus spécifiquement le balcon, où l’impératrice Sissi, à sept ans, avait envoyé la main aux navigateurs de passage sur le Danube.

Petit village de Spitz

Petit village de Spitz

Notre bateau accoste à l’abbaye de Melk, qui est la plus connue des visiteurs, réputée pour sa cathédrale et sa bibliothèque. Cette dernière contient 100 000 volumes à lire. On ne peut prendre de photos à l’intérieur, à cause de l’ancienneté des ouvrages et des collections de grande valeur.

L'abbaye de Melk

L’abbaye de Melk

Nous avons dîné dans le petit village de Melk, à quelques pas du monastère bénédictin, sur une terrasse. Le coût pour mon repas principal typiquement viennois, incluant une entrée : 6,9 euros. Une aubaine, et c’était délicieux! De plus, les gens du village sont très sympathiques.

Village de Melk. On voit le monastère au sommet.

Village de Melk. On voit le monastère au sommet.

Vue du haut du monastère de Melk

Vue du haut du monastère de Melk

Un repas, deux restaurants

Le Café central de Vienne

Le Café central de Vienne

Dès notre retour en ville en autobus, nous avons trouvé un restaurant japonais qui s’appelle Öishi. Ils servent des sushis exquis, bien que le décor et l’ambiance du resto soient ordinaires. Pour le dessert, nous avons retenu notre faim pour aller au Café central. On ne peut passer à côté quand on visite Vienne. On est accueilli par des comptoirs de pâtisseries au chocolat absolument sublimes. Ce Café, ouvert en 1876, a vu bon nombre de philosophes et d’artistes d’époque y défiler, dont Sigmund Freud. L’ambiance est restée : animée et musicale. Un pianiste en smoking joue les grands airs des compositeurs du temps sur son piano à queue. Le chocolat et les strudels aux pommes sont absolument divins!

Dans mon prochain billet sur Vienne, visitez avec moi le palais de Schönbrunn et son zoo. Les amateurs d’opéra et de bons restos italiens seront aussi servis!

Le château où l'impératrice, enfant, observait les bateaux du haut de son balcon.

Le château où l’impératrice, enfant, observait les bateaux du haut de son balcon.

 

 

 

 

Le hasard fait parfois bien les choses. Il m’a amené là où je voulais aller. Inconsciemment. Je m’explique. J’ai commencé à écrire des histoires à l’âge de 11 ans sur la première dactylo que mes parents m’avaient offerte. Mes contes imaginaires permettaient de m’évader de mon quotidien. Voyager en pensée faisait donc partie de mon ADN, bien que les voyages réels ont commencé à 18 ans. Aujourd’hui, je peux dire que tous les chemins que j’ai empruntés dans ma vie convergeaient vers deux mêmes points : l’écriture et le voyage. Tant du point de vue professionnel (j’ai travaillé pour une compagnie aérienne et pour une entreprise qui me faisait écrire et voyager) que personnel (je sors avec un maniaque des croisières), j’ai toujours été portée vers les gens ouverts aux autres cultures, passionnés de découvertes. Et sur les communications écrites, bien entendu.

cropped-cropped-logo_entete_blogue.pngEn 2012, dès que j’ai créé mon entreprise, BonGo Créations, qui offre des services de rédaction, traduction et révision, j’ai su que l’écriture ferait partie de ma vie quotidienne. J’ai ensuite mis en œuvre ce blogue dans le but de partager mes expériences, mais aussi pour divertir et informer. Mon amour des voyages a fait le reste et demeure bien vivant…

Une page à mon image : le fruit du hasard?

Dernièrement, j’ai lancé officiellement la page Facebook de BonGo Créations. J’y publie quotidiennement des capsules d’information sur divers sujets liés aux destinations voyages et aux autres cultures. Un hasard? Non, bien sûr. Même si le hasard nous facilite parfois l’existence, il faut tirer parti des occasions qu’il nous propose. Mes passions pour l’écriture et les voyages m’ont permis de me découvrir, et ainsi de m’épanouir en me sentant utile. Je crois fermement qu’aimer ce que nous faisons et développer notre potentiel contribuent à notre bonheur.

Facebook_bongocreationsParticipez au concours

Je vous invite d’ailleurs à lire mes capsules sur Facebook, certaines pourraient vous surprendre. De plus, si vous cliquez sur « J’aime » sur ma page avant le 28 août 2015 à midi, vous avez une chance de gagner un magnifique livre en couleurs gracieusement offert par les Guides de voyages Ulysse intitulé Asie, Afrique, Océanie : 50 itinéraires de rêve. Voici le lien de ma page : www.facebook.com/bongocreations. Indiquez-moi aussi votre prochaine destination vacances ainsi que la personne avec laquelle vous partirez et vous doublerez votre chance de gagner. Participez maintenant!

Dites-moi, par quel hasard êtes-vous tombé sur mon billet?

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Livre à gagner

Vienne, la romantique

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J’ai toujours rêvé de visiter Vienne, en Autriche. Naturellement, l’histoire de Sissi l’impératrice, que je suivais religieusement à la télé durant ma préadolescence, n’est pas étrangère à cette passion. Vienne enchante. Mais voyons si mon cœur a été conquis réellement par le romantisme et le charme desquels je l’ai auréolée…

Première impression sur Vienne

Le trajet en train de Prague à Vienne prend un peu plus de 4 heures avec Czech Transport. Je vous conseille d’arriver à la gare de Prague bien avant le départ du train, ou demandez à un guide sur place qui vous indiquera la bonne voie, car s’y retrouver nécessite de l’aide si vous ne parlez pas le tchèque.

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Hall d’entrée de l’hôtel Steigenberger

Notre taxi nous débarque à l’hôtel Steigenberger Herrenhof, où nous avions réservé une chambre standard pour quatre nuits. Situé au cœur du vieux centre-ville, cet hôtel est coté 5* par hôtels.com. Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par un personnel courtois et souriant. Ce jour-là, les préposées étaient vêtues du costume traditionnel au décolleté plongeant frôlant l’indécence, probablement pour accueillir une équipe sportive masculine. J’avoue que cela a refroidi un peu mon esprit euphorique avide de romantisme. Euros talked ($).

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Chambre standard

Le choc passé, j’ai été admirablement emballée par notre chambre, du luxe et de la propreté qui y régnaient. On peut même écouter la télé dans la douche! Durant notre séjour, nous y avons reçu un service impeccable, même s’il fallait que j’aille demander des glaçons moi-même au bar, sinon, pour une livraison à la chambre, cela s’appellait « allô les euros ».

Vienne est une très grande ville de 1,7 million d’habitants. La parcourir à pied, c’est se limiter à la découvrir. Cinq circuits d’autobus sont à notre portée, mais quatre jours ne sont pas suffisants pour faire le tour de la capitale. Notre quartier est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, car le palais de la Hofburg s’y trouve. Notre hôtel est à deux pas du quartier doré, nommé ainsi grâce à son activité commerciale de luxe. On y trouve toutes les boutiques telles les Armani, Prada et Vuitton de ce monde. C’est dans ces rues historiques que nous avons cherché, en vain, un endroit pour déjeuner le lendemain. Déception.

En marchant dans les rues du quartier, nous sommes arrêtés à un restaurant dont la carte a retenu notre attention : Lebenbauer Vollwert. Poisson, fruits de mer et mets végétariens sont à l’honneur. Notre premier souper à Vienne a surpassé nos attentes, même s’il a fallu réserver et revenir au restaurant une heure plus tard. Bonne réputation oblige.

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La Hofburg

Pour visiter Vienne, il faut se munir de la Vienna Pass, que l’on peut acheter par Internet sur le site viennapass.com. Cette carte nous permet de visiter une soixantaine d’attractions, dont le palais de Schönbrunn et le musée de Sissi, et inclut les cinq circuits d’autobus Hop on Hop off, en plus d’offrir une visite guidée à pied des environs. Elle coûte environ 193 $ CA ou 138 euros pour deux adultes, valide pour deux jours. Et c’est parti pour la course aux trésors!

Visite guidée à pied

C’est sous le froid et la pluie qu’on a fait le tour des statues, monuments historiques, églises, palais et ruines qui se trouvent dans le quartier royal. Même si notre guide parlait anglais, il a dû traduire systématiquement en allemand pour un couple qui s’était joint à notre petit groupe. On a passé devant le Musée de Sissi où l’on retrouve les appartements impériaux et la collection des joyaux de la couronne, la résidence des Habsbourg (la Hofburg), l’École espagnole d’équitation et la cathédrale Saint-Étienne. La visite dure environ une heure et demie et elle nous permet de bien nous situer et d’avoir quelques notions d’histoire sur les Habsbourg et la famille impériale de l’époque, donc je la recommande.

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La cathédrale de Saint-Étienne au style gothique, dont la construction débuta au 12e siècle.

Le soir venu, nous sommes allés nous promener encore dans les rues, trop pressés de tout découvrir la première journée. Si tout me paraissait gris, c’est sûrement à cause du temps maussade de ce 19 juin et de mes pieds endoloris, et non parce que Vienne m’a déçue… oh non.

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